Le Tenancier n’a jamais aimé l’école. Le temps passé à cirer
les bancs de la classe fut plutôt employé à la rêverie dans le bleu des cieux
et la fantasmagorie des nuages. Il y avait, et il y a toujours à ses yeux, cet
enfermement dont se rendaient complices les adultes et la plupart des mômes. La
servitude volontaire commençait là : notes et devoirs, bulletins, cahiers
et carnets, tous ces obstacles qui fermaient chaque porte, chaque envie d’ailleurs.
Le mioche qu'il était à l’époque était bien noté en « tenue », on prenait son
absence méditative pour une disposition raisonnable. Parfois le carcan se desserrait brièvement. L’enseignant partait en « stage pédagogique » ou pour un
autre prétexte. On respirait un peu, la classe rentrait en déshérence, s’égayait
sur les territoires des morpions et des batailles navales ou bien alors vers
des replis égoïstes, vers le néant bienheureux des cancres et des inassouvis.
On vivait ainsi chichement, dans l’odeur de la craie. Cela ne durait pas, mais c’était comme
une respiration dans l’air de ce printemps impromptu, même au cœur de l’hiver,
une annonce prématurée du grand farniente estival.
Alors voilà, le Tenancier s’absente pour quelques jours. Il va en colloque – c’est un peu comme un stage pédagogique, mais on va picoler - avec d’autres complices du blog.
Alors voilà, le Tenancier s’absente pour quelques jours. Il va en colloque – c’est un peu comme un stage pédagogique, mais on va picoler - avec d’autres complices du blog.
Amusez-vous bien, profitez-en. Et si d'aventure vous entrevoyez quelque chemin de traverse, laissez-moi l'indication pour que je vous y rejoigne.
À dans une semaine.
