Pourquoi je ne reviendrai pas travailler en librairie de neuf

Parce que, pendant des années, j’ai été obligé de me gaufrer toutes les nouveautés qui passaient pour pouvoir en parler aux clients qui, de toute façon n’y prêtaient plus du tout attention, puisqu’ils me disaient presque invariablement : « Vous savez ?... mais si, le livre à la télé, hier soir ! »
Parce que la plupart des livres sont devenus moches, imprimés à la rotative avec des couvertures inspirées par des branleurs du marketing.
Parce que les clients du neuf achètent pour la couverture.
Parce que le sale con qui vous explique la vie, l’art, ou le « complot judéo-maçonnique » pendant trois plombes.
Parce que des livres idiots, jamais vendus, jamais pris en main, déballés, empilés et remis en caisse pour être retournés.
Parce qu’on n’a jamais le livre qu’il faut.
Parce qu’il faut commander le livre.
Parce que c’est trop tard quand il arrive.
Parce que le même sale con que plus haut qui tente de vous piéger sur la littérature, l’histoire, la vie, les mouches, etc.
Parce qu’un salaire de merde (même chose maintenant, mais j’ai pas de patron).
Parce qu’obligé d’endurer les rentrées littéraires avec toujours les mêmes sempiternelles inepties, les livres pas faits, les livres que c’est pas la peine, les livres indigents, honteux, calamiteux, crétins, stupides ou alors relevant de cette idiotie pathologique - de la stupeur ? - qui a cours dans les cénacles qu’on ose à peine qualifier de « littéraires » et qui relèveraient plutôt de la dipsomanie ou de l’hystérie.
Parce que pire que plus haut : les livres écrits par des hommes politiques.
Parce que le même con, encore, qui s’avère être un auteur et qui ne comprend pas pourquoi son livre n’est pas en rayon. Mais, c’est parce qu’il n’est pas inscrit à l’office. Mais surtout parce que c’est un sale con arrogant, a-t-on envie de lui dire.
Parce que ce même con, encore lui, toujours lui qui met sa crotte en évidence sans nous demander notre avis et dès qu’on a le dos tourné en nous reprochant de ne pas faire notre boulot.
Parce que les amis de ce con qui font pareil.
Parce que certains se sont vantés devant moi de le faire en ignorant mon métier.
Parce que lorsque ce n’est pas le con ou un de ses amis, c’est le représentant de la maison d’édition – livre moche, marketing, idiot, dipsomane – qui s’en mêle et qui insiste pour « Un treize/douze si on fait un facing ».
Parce que désormais un vocabulaire de trouduc d’école de commerce.
Parce que le système des offices : le livre neuf est un commerce sans couilles.
Parce que tout le monde sait mieux notre métier que nous, comme ces deux crétins de pubards – pas dipsomanes, ceux-là, buveurs d’eau, j'en suis sûr ! - qui ont essayé de m’expliquer comment vendre des livres, l’autre fois, sur Facebook.
Parce que dans la librairie de neuf, on sait rarement ce qu’est un livre, comment ça se boutique et que rares sont ceux qui en ont la curiosité. En fait, presque tout le monde se fout de l'objet, et pourtant...
Parce que, non, BHL n’est pas un philosophe, Nothomb n’est pas un écrivain, Assouline n’est pas un critique et Mary Higgins Clark n’est pas plus du polar que Werber n’est de la SF.
Parce que j’ai été obligé de les vendre et que j’ai été obligé de mentir sur ces daubes pour avoir la paix.
Parce que tous ces cartons de livres retournés que personne n’a lu et ne lira, parce que ce gâchis par des « écrivains » qui n’ont pas eu l’humilité de se taire et à cause des éditeurs qui font marcher la pompe à fric.
Parce que, que le livre soit en papier ou électronique, il est devenu très compliqué de lire pour nombre de mes contemporains.
Parce que des tauliers – pas tous, j’ai appris la librairie avec certains – qui n’ont rien à voir avec le métier.
Parce qu’une des pires conventions collectives du commerce, qui n’est pas le secteur le plus gâté.
Parce que la tranche, eh bien c’est le dos, le dos, c’est le deuxième plat et que c’est pas un couverture souple mais un ouvrage broché (venez pas m’emmerder avec les dos collés, hein !) et que votre reliure c’est un cartonnage.
Parce qu’on a réussi après plusieurs décennies à me faire prendre le livre neuf en horreur, à changer mon plaisir en quelque chose de fastidieux, à me désincarner en machine à débiter des conneries (et certains aimeraient beaucoup que ça fonctionne aussi comme ça pour l’occasion ou l’ancien).
Parce que ces gens qui passent la tête à la porte de la librairie et qui vous expliquent que vous faites un métier si merveilleux et que ça doit être exaltant de lire du matin au soir et qu’ils projettent également de faire ce métier quand ils auront pris leur retraite.
Parce que ces mêmes, là, vous ne les avez jamais vues avant et vous ne les reverrez plus.
Parce qu’un jour, si vous continuez, vous risquez de finir par en éclater un au mur.
Parce que l’on finit par trop mentir.
Parce que trop de Lévy, trop de Musso et pas assez de livres.
Parce que l’ennui, la répétition, l’anomie : enthousiasmes d’un quart d’heure pour un titre disparu dans la demi-heure qui suit, tout le temps, à chaque fois.
Parce que les quadragénaires névrotiques, plus anxiogènes que les ménagères de moins de cinquante ans.
Parce que ce sont les mêmes qui viennent nous faire leur autofiction dans la librairie même.
Parce que je n’ai pas assez rigolé avec les personnes que j’aimais et qui passaient trop rarement, comme Marie-Ange, Alain, Eva, et d’autres encore.
Parce que je suis le Tenancier et que je fais maintenant ce qui me fait plaisir.

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Avant que de mettre un commentaire, on prie le lecteur de lire attentivement ceux qui précèdent, il évitera ainsi au Tenancier la pénible impression de se répéter, surtout auprès de personnes que l'on hésite au bout du compte à qualifier de "professionnels" tant leur lecture de ce billet est approximative. Alors, si vous pensez que le Tenancier est aigri et toutes ces choses qui procèdent de l'intention et non du raisonnement, c'est assez inutile, de plus "futés" que vous s'en sont chargés déjà, à leurs risques et périls. Par ailleurs, qu'ils réfléchissent à la consternation qu'ils provoquent auprès de ceux qui les lisent...
(Ajouté le 27/08/2010)

112 commentaires:

  1. Nicolas Grondin17 août, 2010 09:38

    Putain de sort, qu'est ce que ça fait du bieng.
    (prière de lire avec l'accent de Toulouse)

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  2. Ben la vache ! Je vais le relire, tiens.
    PS : j'aime assez la juxtaposition des rubriques "Lamentables crétins" / "Livres neufs.
    :-))

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  3. Heureux de vous l'entendre dire ! Bon dieu, ouais, que ça fait du bien ! Merci au Tenancier.

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  4. Curieux, comme ça a l'air de soulager bien des gens...

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  5. Je compatis pour avoir supporté les tenants du complot judéo-machinchose. Ces gens-là sont d'un pénible...

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  6. Waouhhhh!!!! Quel article! Un avis de vent frais qui fait du bien :-)
    Katell

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  7. Hélène Collon17 août, 2010 14:37

    Et maintenant, un billet "J'aime mon métier parce que".

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  8. je connais certains Musiciens dont la pensée va dans le même sens... il faut croire que pour faire du lard il faut garder les pieds dans le lisier...

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  9. Pourquoi les écureuils de Central Park sont tristes le lundi ? Parce que les feuilles d'automne se ramassent à la pelle le mardi.

    ArD

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  10. Entre nous, l'indigence du titre auquel vous faites allusion, ArD, est aussi abyssale que "Les oiseaux se cachent pour mourir" ou "Le soleil se lève à l'Est".
    Et pourquoi pas "l'ambivalence des chats au soleil couchant", "La dépression post-coïtal du rat dans le grand collecteur", "Les vertiges métaphysique du loulou de poméranie devant chez Fauchon" ?

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  11. Entre nous, Tenancier, il n'y avait point de hardiesse à citer ce titre qui participe activement à la détresse du libraire de neuf et... aussi à celle de l'acheteur de neuf.

    C'était un peu cynique.
    ArD

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  12. christine TERRADE17 août, 2010 20:53

    et d'accord avec Hélène...

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  13. "Parce que ces mêmes, là, vous ne les avez jamais vues avant et vous ne les reverrez plus."

    Ah oui, comme à l'enterrement d'un proche en somme.

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  14. Drôle de rapprochement, Christophe.

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  15. Vous lire me rappelle la porte de la librairie où je travaillais et que j'ai claquée par overdose de tout ce que vous écrivez là...cela fait trois ans, une pose s'imposait et j'aurais bien envie de faire bouquiniste aujourd'hui...vous écrivez tout haut ce que beaucoup pensent tout bas...bravo
    Sido

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  16. ... Tous les bouquins ont été des livres neufs, un jour... Si on aime ni les livres, ni les gens, c'est sûr, il vaut mieux faire autre chose. Planter des arbres, par exemple.

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  17. Tous les bouquins neufs seront d'occasion, un jour… Si on aime ni les merdes imprimées, ni les cons, on peut encore aimer les livres et les gens, par exemple

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  18. C'est bien ce que je disais...

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  19. "Parce que pire que plus haut : les livres écrits par des hommes politiques."
    Merveilleux...
    Ca fait du bien de vous lire !

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  20. D'accord avec Rita : Neuf ou d’occasion ce n’est pas cela qui fait qu’un livre est bon ou mauvais. Comme dirait l’autre l’âge du livre ne fait rien à l’affaire ! Je suis sans doute naïf mais je pensais qu’un libraire pouvait choisir les livres qu’il proposait.

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  21. Pourquoi j'ai bien fait de lire l'article comme un livre neuf... c'est-à-dire vite-fait à la sauvette, sans rien payer.

    J'ai comme l'idée que vous vous êtes trompé de métier(s). Vendre du livre n'est pas former le goût ni produire de la bonne critique. Vous avez quitté un emploi qui ne vous plaisait pas, cela aurait suffi comme explication.

    Au lieu de cela vous produisez gratuitement un texte aussi incongru et mal torché que la chanson que l'on vous payait naguère pour corner dans les oreilles de vos clients. Les librairies d'ancien sont très diverses, plus sans doute que celles du neuf formatées par l'industrie ; cependant, on y retrouve parfois les mêmes casse-pieds comme clients et les mêmes prétentieux énervés comme tenanciers.

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  22. Anonyme, je ne sais pas qui vous êtes - évidemment... - mais vous n'arrêtez pas de commenter un peu partout, à raison de deux millions de commentaires/jour, environ.
    C'est casse-couilles - vous me pardonnerez ce trait, moi qui suis pourtant si stoïque devant la douleur.

    Ah oui, vous devriez lire plutôt que de vous prendre les pieds dans la toile d'araignée, si j'ose ce conseil, et même relire, et qu'on n'en parle plus.

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  23. Certes, Anonyme a oublié de dire les choses sans mépris ou arrogance.
    Cependant, le fond de sa pensée n'est pas complètement idiote...

    "Vendre du livre n'est pas former le goût ni produire de la bonne critique" ou encore "Vous avez quitté un emploi qui ne vous plaisait pas".

    Il n'a pas tord...

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  24. Urbs / librairie LA MAUVAISE REPUTATION18 août, 2010 14:11

    Pas d'accord du tout.

    nous refusons de nous gaufrer les nouveautés, sélectionnant scrupuleusement les livres qui sortent...
    Parce qu'on emmerde les branleurs du marketing. Ils sont si peu malins, on les débusque trop facilement
    Parce que les clients n'achètent pas forcément du neuf pour la couverture. C'est le cas des miens.
    Parce que les sales cons qui vous expliquent le complot judéo-maçonnique sont plus sur internet que dans les librairies et ils sont persuadés que je participe au dit complot.
    Parce que les livres idiots et retournés quasi illico...ben il suffit de ne pas les commander
    Parce qu'on a jamais le livre qu'il faut, mais on en a d'autres qui créent la surprise...c'est pour ça que l'on existe
    Parce qu'il faut commander le livre?(en même temps, c'est un peu le b.a.ba du métier non ?)
    Celui qui tente de me piéger sur la littérature, les mouches...comprend généralement vite que je risque de lui ôter les dents
    parce qu'un salaire de merde, oui, mais choisi
    Parce que PERSONNE (je le répète PER-SO-NNE) n'est obligé de se fader la rentrée littéraire. Nos clients ne courent pas après, nous non plus. Eux comme nous, ON S'EN BRAN...
    Parce que les livres écrits par les hommes politiques...ah ? où ? ah si pardon, j'ai Guy Debord et Bakounine
    Parce que les auteurs qui ne comprennent pas que leurs livres ne soient pas en rayon...oui, avec raison...
    Parce que jamais un blaireau ne s'est aventuré à ranger ses livres en évidence à ma place...ouh...je le déconseille fortement même...
    Parce que les amis des cons qui tenteraient de faire la même chose auraient droit au même traitement
    Parce que les représentants des maisons d'édition ont appris qu'ils ne valaient mieux pas nous prendre pour des gadjios
    Parce qu'ici on noie ceux qui parlent avec un vocabulaire d'écoles de commerce
    Parce que je n'ai pas la science infuse et que pas mal de gens largement plus cultivés que moi ont pu m'apprendre des choses sur mon métier, mais, oui, on a parfois des demeurés qui rêvent d'être à notre place. Malheureusement, elle est prise.
    Parce que dans la librairie de neuf, ON SAIT CE QU'EST UN LIVRE et comment ça se boutique, et que j'ai encore (Dieu les préserve) des clients curieux
    Parce que nous préférons Botul à BHL
    Parce que je ne mens pas sur les daubes, considérant avec sérieux que si mon boucher me refile un mauvais steack, je ne risque pas d'y retourner
    Parce que les diffuseurs font marcher la pompe à fric, mais il suffit de dire simplement "non merci" pour l'arrêter
    Parce qu'il n'est pas compliqué de lire pour nos contemporains, sinon, Facebook et Twtitter et votre blog seraient obsolètes
    Parce que je n'ai jamais rien compris (honte à moi) à la fabrication et que j'ai la flemme de vouloir comprendre
    Parce que le 6ème arrondissement de Paris est persuadé d'être le nombril du monde et que j'adore les voir tomber de haut
    Parce que je me contrefous des imbéciles qui sont persuadés qu'on fait un métier merveilleux et qu'effectivement on ne revoit jamais...tant mieux !
    Parce que nous tenons trop à nos murs pour les salir avec les cons
    Parce que peu d'ennui, peu de répétitions
    Parce que les quadragénaires névrotiques savent que je mors plus violemment qu'une hyène
    Parce que je me marre encore souvent avec mes clients, mes auteurs, mes artistes
    Parce que je suis le Tenancier et que je fais souvent ce qui me fait plaisir.

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  25. Oulah,le tenancier de "la mauvaise réputation" ne doit plus être tous jeune,il se répète...lol

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  26. Debord et Bakounine doivent se retourner dans leur tombe, d'apprendre que certains les considèrent comme des "hommes politiques" !

    Contrairement à cdrc (si vous saviez le nombre de livres qui sont purement et simplement jetés, sans jamais atterrir sur l'étal d'un bouquiniste…), Rita a raison sur un point : pour qu'il y circulation de livres d'occasion, il faut d'abord qu'ils aient été vendus en librairie de neuf. Mais le Tenancier ne réclame pas ici la suppression de ces librairies (qui heureusement ne correspondent d'ailleurs pas toutes à l'image qu'il en donne, d'où la colère fourvoyée du libraire ci-dessus), il se contente de relater sa propre malheureuse expérience et d'afficher ses choix.

    Et désolé, vindicatif Anonyme, mais conseiller des livres (donc, indirectement, "former le goût") est l'un des plus grands plaisirs du libraire, égal à celui de converser avec des clients dont l'érudition dépasse (ou diffère de) la vôtre.
    Enfin, le plaisir qu'on ressent, c'est surtout quand la personne à qui vous avez conseillé l'achat de certains livres revient après les avoir lus, vous remercie et vous demande de lui en faire découvrir d'autres.

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  27. L'expression de l'opinion atteint son débit d'étiage lorsque le titre d'un auteur n'est pas lu, pas compris et non intégré dans la compréhension. En l'occurrence, le titre, ici, n'est ni généraliste, ni le reflet d'une profession de foi.

    ArD

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  28. Les gens ne font plus l'effort de s'intéresser, ils consomment seulement ce que les médias et leurs "experts" leur suggèrent, pendant que les vrais passionnés s'épuisent et disparaissent peu à peu.

    Il doit en falloir de la patience et du talent pour former le goût de quelqu'un dont les sens sont anesthésiés à longueur d'année.

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  29. Je ne sais pas ce que cela signifie, "les gens". Le matraquage débilitant est certes intense, mais certains en réchappent. Pour ma part, je ne conseille des livres que lorsqu'on m'en fait la demande. Et cela arrive plus souvent qu'on pourrait le penser. C'est d'ailleurs toujours assez délicat, car les goûts diffèrent beaucoup d'un individu à l'autre — fort heureusement d'ailleurs. Il faut parvenir à s'informer rapidement de ce qui a plu au demandeur, de manière à deviner ce qui est susceptible de l'intéresser.

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  30. Salut,
    J'imagine que le Tenancier est triste, cela explique ses mots excessifs (j'espère sinon tant pis). (tiens un cliché sur les buveurs d'eau, comme quoi...).
    Des livres contemporains magnifiques il y en a, (pour citer quelques uns de mes auteurs préférés : Jakuta Alikavazovic, Ovaldé, Kuperman, Lola Lafon, Patrick Boman, Forest, des illustrateurs comme Quentin Faucompré, Ludovic Debeurme, la liste est longue et je ne parle que de littérature française, il faudrait parler de la richesse de la littérature jeunesse). Ensuite c'est vrai que les mauvais livres prennent de la place. Mais les auteurs, les lecteurs, ont besoin des libraires.
    Enfin... je disais ça comme ça. Je suis juste allergique à la plainte. C'est une époque excitante et pleine de belles choses.
    Pour dire aussi que j'aime lire ce blog (et merci pour les liens). Passons.
    bonne soirée,
    Martin

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  31. Et un jeune poète : Thomas Vinau
    on peut lire ici
    http://etc-iste.blogspot.com/
    bonne soirée,
    Martin
    ps : j'ai bien aimé le commentaire du libraire de la mauvaise réputation

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  32. Absent de Paris, l'autheur n'a pu répondre à temps à certaines interventions et d'ailleurs ne s'en ressent pas trop.

    Il va répondre cependant à l'anonyme :
    "J'ai comme l'idée que vous vous êtes trompé de métier(s). Vendre du livre n'est pas former le goût ni produire de la bonne critique. Vous avez quitté un emploi qui ne vous plaisait pas, cela aurait suffi comme explication".
    Où ai-je dit que j'avais prétention de former le goût de qui que ce soit ? Si vous considérez que vous n'êtes pas impliqué par ce que vous vendez c'est plutôt à moi de me demander ce que vous foutez là, mon bon anonyme. Vous êtes fait pour débiter du papier, continuez comme cela, cela sied à de nombreux tauliers de notre connaissance qui refusent certains livres au prétexte qu'ils ne peuvent les retourner, par exemple. Vous êtes bien dans l'air de ce temps qui place la médiocrité dans les meilleures ventes, de ces temps où Marc Lévy caracole en tête alors qu'il y a trente ans, c'était "Désert", de Le Clézio.(Article de Livres-hebdo, vous voyez, je cite les sources confessionnelles !) Mais je me trompe peut être après tout et vous n'êtes même pas du métier... seriez-vous donc le "sale con" qui veut encore m'apprendre quelque chose : l'écriture, le style, le livre, la façon de faire un blog, la façon de faire des mômes, peut être ? C'est bien dans votre style "Vendre des livres ce n'est pas et gnagnagna" et me chapitrer sur le contenu et la forme (je veux ! écrit en un 1/2 heure, coco !)
    Encore vous ???
    Je ne me trompe sans doute pas, l'anonymat était également l'un de vos attributs.
    ...
    Quant à ma réponse aux très chers zé estimés confrères, je rigole.
    D'abord, on m'a toujours dit de lire le titre, ça peut renseigner sur les intentions de l'autheur :

    Pourquoi JE ne reviendrai pas travailler en librairie de neuf.

    Le reste les concerne (plus de point d'ironie dans ma casse, désolé...) z'ont qu'à faire un blog pour dire à quel point c'est génial et qu'on est tous un bon gros tas de chouettes copains.

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  33. "Debord et Bakounine doivent se retourner dans leur tombe, d'apprendre que certains les considèrent comme des "hommes politiques" !"
    Merci, George.

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  34. Mince, me serais-je immiscée dans cette conversation d'esthètes ?

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  35. "Merci, George" ?
    Bah, Tenancier, c'était pas tant pour vous que pour eux. Comment accorder le moindre crédit à quelqu'un qui, tout en se réclamant de Brassens, confond critique sociale et débagoulinage journalistique, théorie politique et retranscription tarifée de pseudo-débats télévisés, Marx et Ségolène Royal (merde ! jamais j'aurais pensé écrire un jour ce nom de cul-bénit…), le jeune Hegel et Alain Minc, Alexandre Jacob et F.-O. Giesbert ?
    Cela dit, il y a évidemment bien des choses éructées par ce libraire-de-neuf-là auxquelles je souscris le poing brandi comme mon grief (pour garder le rein beau).
    Et grrr…, Moons, à cause de vous je suis en train de me retaper tout Boby Lapointe, impossible d'arrêter…

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  36. C'était un "merci" sans arrière-pensée, George.
    Pour le reste, dois-je m'expliquer la réaction de ce libraire par une lecture hâtive de sa part ? Je n'ose imaginer une autre hypothèse...
    Car, comme vous avez été quelques uns à le dire, il fallait peut-être commencer par le titre (c'est ce que je fais, généralement). Et puis ensuite, vous savez, les choses en entraînant d'autres...
    En tout cas, je ne veux certes pas la disparition du libraire de neuf sauf que... je compatis sincèrement avec le futur libraire d'occasion qui voudra trouver un livre qui tienne encore debout. Car (savez-vous, Monsieur de la Mauvaise Réputation) la plupart des livres imprimés en rotative ont un dos collé et ne sont plus brochés. A tout moment, les feuillets peuvent se détacher et, à moins de les monter sur onglet dans une reliure, vous n'aurez que des moignons de livres ingardables, invendables, illisibles. Eh oui, honte à vous, Monsieur de la Mauvaise Réputation, vous vous foutez de la fabrication du livre... eh bien celui-ci se venge. Ce qui vous a enchanté en petit cénacle, ne se retrouvera pas dans son état originel et, à moins d'une réédition vous l'aurez, euh... ("ouvre la fenêtre qu'on respire un peu", dit la chanson).
    Pour ma part, ça va encore, je suis quiet.

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  37. Allons au bout de notre pensée, pour ne point trop être sibyllin : se moquer de la fabrication d'un livre c'est accepter qu'il soit fabriqué n'importe comment, c'est donc abaisser son critère d'exigence au plus petit dénominateur commun avec le papier hygiénique. Mépriser la fabrication du livre, sa mise en page, ses formats, sa composition, sa typo, s'est se disqualifier définitivement lorsque l'on vient me vanter du livre en tant que matériaux irremplaçable de la lecture. Certes, cela n'empêchera personne de lire que de le faire sur du papier dégueulasse, une mise en page déséquilibrée, etc. Mais l'enjeu de sa pérennité est là. En ne vivant que dans la précarité du présent, la plupart des libraires de neuf que je croise encore n'a aucune idée de la tradition du livre, de son passé et de ses créateurs. Et ces libraires mêmes condamnent leur outil de travail par indifférence affichée.
    Alors, oui, on peut ne pas savoir faire une différence entre un in-8° et in-4°, entre une reliure et un cartonnage, entre un livre de la Pléiade et un beau livre... Mais ne venez pas vous plaindre que, vendant des livres de merde, ils le soient sur des supports aussi indigents. Et demandez-vous pourquoi les éditeurs de bibliophilie contemporaine, les créateurs qui travaillent main dans la main : typographes, graveurs, poètes ou écrivains, lithographes, etc., ne se reconnaissent qu'à peine dans vos activités de libraires... et pourquoi ces livres se retrouvent hors de vos rayons.

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  38. Je commente rarement les blogs que je lis, parce que j'ai toujours l'impression de faire irruption dans une discussion qui ne me concerne pas... sauf que là... elle me concerne un peu, enfin pas que moi.

    Je suis éditrice, je publie 1 livre par an à compte d'éditeur, c'est dire si je fais de l'argent ! (c'était ironique bien sûr).
    Je choisis mes publications sur des critères très personnels, il faut que ce soit très bien écrit, intelligent et si possible que ça fasse marcher les neurones des futurs lecteurs (si y'en a, les vrais sont rares).
    J'ai des tirages tellement faibles que je ne peux pas me permettre de donner de l'argent à un distributeur et perdre mon stock qui pourrait me revenir dans un état invendable (ce n'est pas pour le libraire que je dis ça, mais pour les manipulateurs de tous poils qui ne savent pas prendre un livre dans leurs mains dégueulasses et avoir un peu de respect pour l'objet qui ne leur appartient pas encore ou qui ne leur appartiendra pas du tout et qu'ils reposent souillé sur un étal).

    La fabrication, j'y mets un point d'honneur, mais que faire lorsque vous n'avez aucun poids économique et que vous avez un souci avec un imprimeur qui a pris votre tirage à 200 exemplaires pour nettoyer ses machines ? (je peux citer au moins 2 imprimeurs qui font ça)... pour ce qui me concerne, c'est arrivé 1 fois, j'ai du trier mes livres et les inspecter 1 par 1 et l'imprimeur ne veut rien savoir ! (pour info 35% du tirage présente des taches d'encre sur les pages, pour moi ils sont invendables, pour lui c'est normal !).

    Les petits livres avec des artistes dont vous parlez, je connais une petite maison d'éditions qui fait ça, mais y'en a plein... et je trouve ça toujours tellement chouette, j'en achète sur les salons du livre, rare moment où leur présence est tolérée (la couleur ça attire l'oeil ! marketing oblige).
    Mais leur absence en librairie est compréhensible, si on considère le cochon qui manipule les livres, j'ai même vu un jour un monsieur très bien habillé, costume et cravate ouvrir un livre et forcer le pauvre ouvrage à un écartèlement pour que le livre tienne ouvert dans sa main, puis il l'a reposé pour en prendre un autre, pas abimé par lui, j'en ai été horrifié ! parce que c'est au delà de l'irrespect et pour l'ouvrage et pour les autres acheteurs et pour les professionnels du livre qui vont de l'auteur au libraire.

    Soyons fous ! résistons et continuons notre métier avec passion, moi je fabrique des livres que personne ne lit et la masse informe des gens qui disent lire ne sont en fait que des consommateurs de masse qui font avec le livre ce qu'ils font avec leur téléphone portable : posséder !

    LMD !

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  39. "que ça fasse marcher les neurones des futurs lecteurs (si y'en a, les vrais sont rares)." ou encore "la masse informe des gens qui disent lire ne sont en fait que des consommateurs de masse qui font avec le livre ce qu'ils font avec leur téléphone portable : posséder !" Quel mépris pour les lecteurs, je suis abasourdi.

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  40. Mais non, voyons ! c'est un clin d'œil à Maldoror, évidemment :
    « Il s’enfuit !… Il s’enfuit !… Mais une masse informe le poursuit avec acharnement, sur ses traces, au milieu de la poussière. »

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  41. Est-ce du mépris ou bien alors l'expression du désarroi ? Je sais à quel point il est difficile de trouver son lectorat pour un petit éditeur, à quel point la majorité de ces lecteurs répondent par un pavlovisme affligeant à chaque stimuli audiovisuel. On finit par ressentir un scepticisme permanent lorsque soit-même, on fait un travail patient de découverte, de création de suivi d'un livre qui ne sert pratiquement à rien parce que vous savez au bout du compte que votre livre sera invisible, faute de pub, des conditions de distribution et de diffusion, d'un public frileux voir ignorant de l'auteur proposé et s'en moquant comme de l'an 40, des poids lourds en face, du libraire qui ne prend pas en compte ferme, des retours dégueulasses lorsque vous avez eu l'incroyable idée de faire un dépôt et que le pro ait accepté après un moment d'égarement, certainement.
    Comment ne pas se dire que, au bout du compte, on aura beau faire, rien ne viendra plus d'un système qui s'essouffle...

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  42. Bref, votre travail vous barbe et les gens vous gonflent.


    Vous savez, tout ce que je veux d'une librairie, c'est me vendre des livres et surtout ne PAS me faire la morale.


    J'ai MES considérations et je ne ferai pas dicter ma culture par de la morale mal placée.

    Vous avez écrit une page entière de mépris envers le Lecteur, envers les gens qui n'ont pas vos priorités. Quelle impudence.

    Et pourtant , j'ai connu de bons libraires, qui partagent leur passion du livre mais ils vous laissent faire vos choix, sans vous juger, sans vous médire, et ils savent comment couper court poliment à des discussions de clients pénibles.

    Ils savent faire la part des choses entre l'acheteur poli et l'angoissé neurasthénique.

    Et surtout, ils savent qu'ils sont commerçants et non gardien du Temple.

    une librairie n'est pas un Temple, ce n'est pas une institution, ce n'est pas un garant de l'Ordre contre le Chaos, c'est un magasin.

    un magasin pour vendre !

    et c'est une BONNE chose. Un bon commerçant m'apporte un grand service. Il peut me conseiller et il me permet d'acheter ce que je souhaite. Et c'est un honnête métier.

    C'est honorable d'être un bon commerçant.

    -
    Mais si vous insistez pour que les libraires soient des frustrés méprisants qui veulent imposer la Culture, et bien.. je n'aurai aucun scrupule à acheter des pdf et epub sur internet et les lire sur mon ipad.

    Voyez vous, la seule considération que j'ai c'est la lecture. Que les enfants lisent de la bd ou Harry Potter ou un recueil de Baudelaire ou du Nothomb, peu m'importe tant qu'ils sont contents.

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  43. Ben allez-y, je ne vous retiens pas.

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  44. Y'a des parasites sur la branche, qu'importe, certains vacanciers dés leurs retours souffleront un bon coup sur ces teignes qui tomberont dans la boue (z'avez vu c'te pluie ces jours derniers ?!).
    J'attends Otto.
    Le Tenancier, z'êtes impec..! Merci.

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  45. Le Tenancier, pour avoir eu la chance de connaître quelques Libraires Amoureux comme vous, et pour être une lectrice ayant longtemps cherché certaines merveilles jamais rééditées tout en repoussant avec rage le flot répulsif d'une foultitude de livres récents aussi mal brochés que balancés, eh bien le Tenancier, je vous serre la main avec effusion.
    Na.

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  46. tenez, un peu de poésie:

    so you want to be a writer? by Charles Bukowski

    if it doesn't come bursting out of you
    in spite of everything,
    don't do it.
    unless it comes unasked out of your
    heart and your mind and your mouth
    and your gut,
    don't do it.
    if you have to sit for hours
    staring at your computer screen
    or hunched over your
    typewriter
    searching for words,
    don't do it.
    if you're doing it for money or
    fame,
    don't do it.
    if you're doing it because you want
    women in your bed,
    don't do it.
    if you have to sit there and
    rewrite it again and again,
    don't do it.
    if it's hard work just thinking about doing it,
    don't do it.
    if you're trying to write like somebody
    else,
    forget about it.
    if you have to wait for it to roar out of
    you,
    then wait patiently.
    if it never does roar out of you,
    do something else.
    if you first have to read it to your wife
    or your girlfriend or your boyfriend
    or your parents or to anybody at all,
    you're not ready.
    don't be like so many writers,
    don't be like so many thousands of
    people who call themselves writers,
    don't be dull and boring and
    pretentious, don't be consumed with self-
    love.
    the libraries of the world have
    yawned themselves to
    sleep
    over your kind.
    don't add to that.
    don't do it.
    unless it comes out of
    your soul like a rocket,
    unless being still would
    drive you to madness or
    suicide or murder,
    don't do it.
    unless the sun inside you is
    burning your gut,
    don't do it.
    when it is truly time,
    and if you have been chosen,
    it will do it by
    itself and it will keep on doing it
    until you die or it dies in you.
    there is no other way.
    and there never was.

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  47. Bien sûr, j'adhère à plein, moi qui, jadis, ai "représenté" auprès du Tenancier Danielle Steel et SAS et qui vends ma faiblesse de travail quotidiennement à Editis...

    J'adhère, même si j'ai du mal à concevoir un monde du Livre avec que des Livres anciens. Mais d'autant plus résolument que je le connais, racaille de Tenancier, je sais bien qu'il en veut, des nouveautés, mais que ce n'est pas ce marché-là de la nouveauté dont il rêve et a besoin pour vivre. Je suis d'autant mieux placé pour le soutenir que ce même marché (de 600 à 800 nouveautés chaque mois chez Editis, hors Nathan et Laffont) censé répondre à un besoin de lire - humour - génère plus sûrement la démission et la capitulation. Trop, souvent trop con et malhonnête, et dépourvu de sens.

    J'adhère car, sous le képi, je reste libre de penser qu'au fond des fonds, le promène-couillon n'est ni le client, ni le représentant, ni l'Editeur ni, ni, ni... C'est tout le monde à la fois, c'est à dire... l'économie.

    C'est à dire un marché ivre de lui-même, dicté par les financiers, qui ne se sent pas pisser, et dont le contenu et le sens des Livres sont le tout dernier souci, très loin derrière le résultat net avant impôt qui, lui-même, passe par une organisation exclusivement économique et libérale de notre pauvre monde.

    A l'inverse du Tenancier, s'il n'a pas changé, je milite pour une société organisée. J'essaye de tremper les commissions culturelles, associations, et autres, dans les Livres. D'amener tout ce (beau?) monde à réfléchir au moyen de concilier la diversité de création littéraire et scientifique, sa qualité, sa pérennité, et la qualité de vie des producteurs, des Libraires et des Lecteurs, tous indissociables à mon sens.

    Pfff, j'vous dis pas, on en vient vite à parler mondialisation et tout le fatras, mais bon, ça vaut le coup, même si un autre monde n'existera peut-être qu'au moment où on se résoudra enfin à supprimer le dernier étage des immeubles.

    Tenancier, pas vu où je peux te trouver, sur une mappemonde ordinaire?

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  48. Si ça continue à force d'être dans le sujet, on va finir par causer des méthodes de résistance, leur efficience et le reste. Car, finalement, ce que raconte le Tenancier tient en deux mots : il ne reviendra plus naviguer sur un promène-couillons.

    ArD

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  49. Le Tenancier...
    ...Urbs...
    merci à tous les deux.

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  50. Flatteur de voir que d'augustes commentateurs attendent ma "bonne parole"… C'est celle du Tenancier qu'il faut ici saluer. On ne le répétera jamais assez : le Tenancier est beau quand il est en colère.

    Pour ce qui concerne quelques réactions à cet article, j'avoue être étonné que pour certains, elles consistent à dire "c'est pas du je". Alors que pourtant, c'est bien de cela dont il est question.
    Encore plus étonné, du reste, de voir que les aimables confrères de neuf du Tenancier qui se sentent visés par sa diatribe expliquent en long et en large que "ah non, moi je suis pas comme ça". Puisqu'ils ne sont pas "comme ça", pourquoi donc se fâcher ?

    Et d'autres, encore, de dénombrer et citer les "bonnes librairies" qu'ils connaissent. N'est-ce pas justement gênant, quelque part, de se dire que l'on peut donner le nom des librairies qui font correctement leur métier ?

    Le plus sidérant tient à cette habituelle habitude humaine de prendre appui sur un simple "cliché" pour en déduire et juger la globalité d'une personne. Or donc, le Tenancier n'aimerait "ni les livres, ni les gens". Si la seconde partie de la proposition montre simplement une fâcheuse (autant que moderne) tendance à vouloir discréditer son interlocuteur en lui prêtant des intentions qu'il n'a jamais eues, la première est quand même symptômatique d'une lecture en diagonale ou d'une comprenette quelque peu encalminée – probablement par la lecture trop prolongée de plumitifs divers, de Houellebecq aux bras cassés cités par notre ami Tenancier. Si quelqu'un ne comprend pas que c'est justement un manifeste, une déclaration d'amour pour le livre qui a été ici rédigée par le Tenancier, c'est un peu triste. Au moins. Du reste, chacun sait que lorsque l'on n'aime pas un sujet, on y consacre un blog, avec tout le temps consacré que cela suppose…

    Du reste, aimer les livres, neufs ou non, peu importe, c'est justement s'attacher à l'objet (bien mal en point, il faudra que vous y reveniez, cher Tenancier, ce sujet me semble important) mais aussi au contenu. Ne pas se satisfaire de ces océans de médiocrité déversés en flots réguliers par des éditeurs en aucune manière soucieux d'autre chose que de rentabilité. Amélie machin aurait fait le "bonheur" de millions de lecteurs ? La belle affaire ! Ils sont tout aussi nombreux, voire beaucoup plus, à considérer que telle actrice de série passant à 20h30 sur TF1 est une grande actrice. Ce qui amène forcément à "vous êtes méprisant, arrogant, vous vous croyez supérieur, bla bla". Non. De un parce que faire preuve d'un minimum d'exigence et d'honnêteté intellectuelle ne s'apparente pas à du mépris. De deux parce que oui, OK, on le sait, pour plein de monde "Secret Story" est le summum de la télé. Tant mieux pour eux, mais que l'on permette à ceux qui ne sont pas d'accord de pouvoir le dire. De trois (celui-là, c'est mon côté provocateur un peu gamin…), j'emmerde les cons.

    Otto Naumme
    (part 1, suite dans le commentaire suivant...)

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  51. (puisque Blogger n'accepte pas plus de certaines quantités de texte dans les commentaires, part 2...)

    Quant à l'anonyme – qualificatif que je finis par plaindre tant il est amené parfois à devoir recouvrir de consternantes réalités… - qui considère le papier du Tenancier de "mal torché" (après tout, tous les goûts sont dans la nature, n'est-ce pas…), il nous parle donc de "vendre du livre", notion certes intéressante… Je croyais que l'on vendait UN livre (ou plusieurs, dans les meilleurs cas), mais vendre "du livre", comme l'on vend "du vin" ou "du boudin", voilà qui montre à mon sens pourquoi notre "anonyme" n'a pas les mêmes valeurs que le Tenancier. Et qu'il se sent ainsi visé : il est pile dans le profil de ce que dénonce notre ami…

    Quant à considérer que "Vendre du livre n'est pas former le goût ni produire de la bonne critique" (DU livre, ralala…), c'est jeter aux orties, fouler au pied une grande partie de ce qui fait la richesse (ou devrait la faire) de ce métier : l'échange. Oh, bien sûr, 95 % des ventes concernent le dernier machin pondu par Truc ou le nouvel arrivage Harlequin acheté en batterie. Mais ce sont sans doute ces 5 % restant qui font le plaisir du métier. Ou devraient le faire. Et les efforts mis en œuvre pour arriver à 6 %, peut-être. Avant de s'apercevoir que l'on se bat en fait pour ne pas descendre en dessous de 4 %.
    A ce sujet, ce cher George donne une explication qui se suffit à elle-même : "Enfin, le plaisir qu'on ressent, c'est surtout quand la personne à qui vous avez conseillé l'achat de certains livres revient après les avoir lus, vous remercie et vous demande de lui en faire découvrir d'autres."

    Par ailleurs, chers contempteurs, aurez-vous noté que, certes, le Tenancier a quitté un emploi qui ne lui plaisait pas (encore qu'il pourrait vous conter comment, chez Delatte, il retirait une certaine satisfaction de ce qu'il faisait) mais qu'il se donne la peine de vous expliquer "pourquoi" ?

    En revanche, que j'aime ce que raconte La Madolière… Il n'y a là-dedans aucun mépris, contrairement à ce que d'aucuns comprennent mal. Une simple réalité…

    Chère ArD, pour finir : cela fait plus de deux mots…

    En tous cas, je suis fier d'avoir un ami tel que le Tenancier.

    Otto Naumme

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  52. Otto est beau quand il fait une explication de texte.

    ArD

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  53. Ah la la ! Que dire après le long exposé d'Oncle Otto à part que je fais mien l'intégralité de ses propos !

    Je suis très heureux de retrouver Raoul Benard ici. Effectivement, Raoul, fut le représentant des Presses de la Cité - et bientôt Editis - qui venait nous visiter périodiquement. Il faut beaucoup de courage et de patience pour être représentant, d'autant que je sais que Raoul fut libraire - comme beaucoup de ses confrères à l'époque - avant de basculer dans les services commerciaux d'un distributeur. Ainsi, il faut affronter parfois de ces boutiquiers qui ont réinventé le livre à eux tous seuls dans leur bouclard ou, à défaut d'avoir changé le paysage de la librairie/littérature/édition française... Être représentant, c'est se faire houspiller, contredit, mépriser par des gens qui n'ont jamais le temps et qui ne prennent jamais la peine d'écouter votre argumentaire. Raoul, lorsqu'il exerçait cette harassante profession, ne se départissait jamais d'une certaine flegme tintée d'une bonne dose d'humour. Et il le fallait, face au petit bolide qui me servait d'employeur, terreur de la plupart des représentants en librairie ! Je crois qu'elle amusait Raoul qui avait compris une chose en particulier avec cette personne et sûrement en général avec les tauliers de librairie : il fallait y aller comme on va au spectacle. Qui sait s'il n'a pas dressé une typologie du libraire de neuf - je rassure tout le monde, concernant l'ancien et l'occasion c'est encore plus, euh... croquignolet - qui tiendrait même parfois de la tératologie !
    Raoul, vous étiez l'exacte inverse de ce que l'on a essayé de nous faire subir à un moment : de ces types qui nous parlaient de "produits".

    Petite notule finale qui vous contredira, mon cher Raoul, je milite également pour une société organisée. Nous en discuterons autour d'un bon verre quand vous le voudrez bien.

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  54. Chère ArD, arrêtez, je vais rougir...

    Cher Tenancier, j'aime votre sortie sur ce cher Raoul que je n'ai pas l'heur de connaître (mais s'il y a un bon verre dans l'histoire, ça sera un plaisir ;-), cela dit, elle fait un poil éloge funéraire. Notons donc qu'il semble bien vivant et tout à fait vif d'esprit. Ce dont nous nous félicitons, du reste.

    Otto Naumme

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  55. J'en parle au passé, parce que cela fait trop longtemps que je ne l'ai vu et qu'il n'est plus représentant.
    Et je me félicite de sa vivacité que je reconnais bien.

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  56. Tenancier, par combien de librairies de neuf êtes-vous passé ? Toutes ne sont pas aussi repoussantes que celle dont vous parlez, il y en a même dans lesquelles les auteurs appartenant à la catégorie des sales cons arrogants ne mettent jamais les pieds. Pour le reste, une librairie est ce qu'on en fait...

    Mais que je vous admire pour vous être consacré à ces livres qui, grâce à vous ne seront pas oubliés tout de suite. Vous êtes un libraire en somme. :)

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  57. La Chariotte, bien évidemment je ne suis pas passé que par une seule librairie et cet énoncé était quelque peu paroxystique, ce que ne semblent pas avoir compris certains confrères qui se sont sentis visés. Mais après tout : "Qui se sent morveux se mouche" ! Et s'ils ont mal lu, cela laisse mal auguré de ce qu'il peuvent ressortir de certains livres... Je vous incite à lire le long développement d'Otto dans les commentaires ci-dessus qui a fort bien saisi l'intention de ce billet. De ce qui était une sorte d'exercice de style amusé, nous avons versé dans l'acrimonie et l'incompréhension.
    Merci pour votre compliment final.

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  58. Analyse quand même un peu (trop ?) négative : çà vaut pour tous les boulots, çà. Surtout au contact du public : le facteur, l'infirmière, le prof, le conducteur de bus, le garagiste, le flic... en ont largement autant sur la patate !

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  59. Cf plus haut dans les commentaires...

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  60. Si je puis me permettre, les livres neufs ne deviendront-ils pas invariablement anciens un jour ou l'autre? :-)

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  61. Voir plus haut dans les commentaires : 19 août 2010 00:08:00

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  62. Ca doit être lassant de devoir toujours répondre les mêmes choses face aux mêmes remarques, non ? Qu'en pensez-vous, cher Tenancier ?

    Otto Naumme

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  63. Non, Otto, si l'on sait que nombre de personnes ne prennent pas le temps de lire les commentaires. Il faut dire que le présent est le 66e, il faut du temps !

    Je vais tout de même ajouter ici une réponse à notre dernier intervenant : Non, cher Anonyme, un livre neuf ne devient pas invariablement un livre ancien ! Ça peut aisément (à 95 % selon mon optimiste évaluation) devenir une merde destinée à la benne. Au printemps dernier, j'ai parcouru un entrepôt de "livres" de ce genre qui contenait "Le mal français de Peyrefitte" (50 exemplaires vus, au moins), des essais, des romans nuls, des tonnes de calamités vendues à tour de bras entre les années 80 et 2000, vingt ans de saloperies, l'équivalent d'un hangar d'aviation avec deux mètres de hauteur en moyenne de piles de livres uniformément répartis ! Je n'en n'ai retiré que trois caisses au bout d'une journée de fouilles : 2 Gracq miraculeusement trouvés et dans un état acceptable, quelques pièces de théâtre, un Tailhade dans une édition récente, quelques livres sur le cinéma, la psychanalyse, un livre de Tony Duvert, etc.
    Trois caisses...
    Quant à la pérennité des livres de grande consommation actuels, je me suis déjà exprimé là-dessus.
    Si vous pensez que ma description est exagérée, allez vous promener dans un vide-grenier et faites donc la liste de ce qui est gardable ou pas pour un libraire...

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  64. En fait, l'axiome est simple :
    Tout livre ancien (ou d'occasion) a été neuf un jour ;
    mais tout livre neuf ne deviendra pas d'occasion ou ancien.

    Otto Naumme

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  65. Otto, c'est vous qui devriez rédiger mes billets !

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  66. Cher Tenancier, vous faites cela bien mieux que moi !

    Otto Naumme

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  67. Bon voilà qui est dit !!je relève marc levy contre jmg Le Clézio et là je sens la déprime pointer son nez ..!

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  68. Ah la la ! ces vieux libraires aigris ! Est-ce l'insouciance de mon jeune âge qui me laisse encore croire au fabuleux métier de libraire ? Je n'ai jamais menti à un client sur un livre de Marc Lévy, j'ai toujours conseillé des livres qui valaient le coup, et je n'ai jamais eu de problèmes avec ces clients. il y a des solutions à tout problème. Des changements, des arrangements qui font que tout ce que n'aimez pas dans le métier de libraire peut disparaitre et le faire devenir meilleur. La Mauvaise Réputation l'a fait. Il faut du courage et du cran pour ça. Vous n'en aviez peut-être plus.

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  69. Ne pas confondre vieux libraire de neuf (aigri) et jeune libraire d'ancien (et rose d'optimisme).
    Mais bon, là c'est un jeune libraire de neuf, alors on s'y perd un peu…

    En tout cas, peu savent que ce noble métier est fort pratiqué dans la jungle (comme la typographie, par exemple sur l'île malsaine de São-Tomé, mais ceci relève d'un billet ultérieur).
    Témoin ce constat bien connu : Lianes, libraires !

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  70. "Ah la la ! ces vieux libraires aigris !"
    Vous connaissez mon âge ? Vous savez qui je suis, mon expérience, mes facultés mentales, mes opinions, mon "vécu" ? Le nombre de raies que j'ai au rectum ? C'est facile : aigri et voilà la chose entendue. Si vous lisez aussi bien que vous appréhender les gens, je vous prédis une belle carrière à la FNAC !
    "Est-ce l'insouciance de mon jeune âge qui me laisse encore croire au fabuleux métier de libraire ?"
    Dépêchez-vous d'en profiter. Vous touchez combien par mois ? Vous avez des mômes à nourrir ? Patience, ça va venir. A moins que vous n'en voulez pas. Z'avez vos chances, alors, vous continuerez pendant encore longtemps à ne pas mentir sur Marc Lévy, alors.
    "Je n'ai jamais menti à un client sur un livre de Marc Lévy, j'ai toujours conseillé des livres qui valaient le coup, et je n'ai jamais eu de problèmes avec ces clients."
    Alors vous n'êtes pas jeune, vous êtes néophyte, ou alors vous abusez trop de décontractant.
    "il y a des solutions à tout problème."
    Ah ben dame oui, comme on dit dans l'Ille et Vilaine ! Ça c'est sûr, comme dirait la mère Denis & la Méthode Coué réunis. C'est original, ça. Z'avez piqué ça où ? Au Cercle de la Librairie ? Dans Comment devenir un Ouineur ?
    "Des changements, des arrangements qui font que tout ce que n'aimez pas dans le métier de libraire peut disparaitre et le faire devenir meilleur."
    Ben voilà ! Nous naviguons à plusieurs dizaines de commentaires ici et à plusieurs centaines de billets sur ce blog, et vous vous imaginez peut être que nous n'avons pas évoqué tous ces problèmes auparavant ?
    Et disparaître comment, les problèmes ? En disant "n'a pu, parti" ? En supprimant les offices ? Vous pensez que ça suffit ? Que votre taulier achète sa came en compte ferme - parce que même sans office, les libraires de neuf ont souvent des facultés de retour ! - et revenez me parler de votre certitude de continuer à votre poste et avec le gras salaire qui vous rend si optimiste ! Ah ! Plus de problèmes ! Je rêve, pincez-moi ou faites-moi changer de marque de whisky, faites quelque chose !
    "La Mauvaise Réputation l'a fait. Il faut du courage et du cran pour ça."
    Comme je viens de le dire, c'est très facile de rouler des mécaniques quand 90% du fonds, au moins est retournable. Ben voyons, j'peux le faire aussi, me draper dans ma dignité et donner des leçons. Seulement, mon garçon, tellement béjaune que je te pardonne, c'est pas le tout mais faut savoir lire.
    Si si !
    Ça pourra t'aider un jour dans ton travail.
    Le titre du billet est Pourquoi JE ne retournerai pas, etc. Tu vois ce que je veux dire (parce que je tutoie les garçons un peu naïfs et gentils, c'est ma manière de ne pas me montrer trop méchant) ? Non, allez, encore un petit effort.
    S'il ne voit pas, mon p'tit libraire, il remonte plus haut et il lit.
    (suite en dessous)

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  71. Plus sérieusement - mais pas trop longtemps, hein, je m'amuse trop ! - je me fous comme de l'an 40 de ce que vous faites, ressentez ou pouvez dire. JE N'ÉNONÇAIS MÊME PAS UNE VÉRITÉ UNIVERSELLE ! Mais simplement un regard ironique et amusé à plus de 20 ans de carrière dans des librairies. Mais bien sûr, espèce de rigolo, que j'ai eu du plaisir à travailler en librairie !!! Espèce de Charlot, ce billet ne parle que de ça.
    Disons que je m'amuse encore plus maintenant. Sauf qu'il faut vous subir, avec vos lectures approximatives et votre mégalomanie de petits boutiquiers.
    Soyez un peu modeste, ça vous changera, allez lire le billet de Clodine Dion plus loin dans ce blog et ne venez plus nous embarrasser de vos piteuses appréciations !
    Malandrin !
    "Vous n'en aviez peut-être plus. "
    Eh bien, je me dis que si, j'en ai ! Comme des pamplemousses, comme des pomélos, mon garçon ! Ou alors c'est de l'inconscience, à avoir écrit un billet comme celui-là et devoir supporter de tels pituitaires pensums : le vôtre et celui du type de la Mauvaise Réputation...

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  72. Quel galoubet !

    Dites, Tenancier, en passant, Clodine, elle ne s'appelle pas Céline, y a une p'tite confusion ;-)

    ArD

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  73. Oui, ArD qu'elle veuille bien m'excuser : j'ai pas mal d'heures au compteur aujourd'hui et pendant que je nettoyais mon clavier, le coup est parti tout seul... Plus mon dentiste ce matin. C'était le rigolo de trop.
    Pas eu le temps et la force de me relire, d'où les fautes.
    Tout ceci m'altère. J'ai l'impression qu'ils ne savent pas lire.
    C'est moi qui me trompe, hein ? Il savent lire, hein ? Il savent ? Dites...

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  74. Sébastien, votre propos aurait peut-être pu paraître intéressant si vous n'attaquiez pas et ne concluiez pas par des agressions aussi vaines que gratuites.
    Qu'est-ce que le Tenancier vous a donc fait ? Il a expliqué ce qui ne lui plaisait pas à lui, conséquence de quoi il serait "aigri" et "lâche" ?
    Qu'est-ce qui vous donne lieu à juger ainsi ?
    Vous n'êtes pas d'accord ? Argumentez ! Ce que nous attendons encore.
    Mais, de grâce, épargnez-nous la médiocrité d'attaques personnelles de cet acabit, on croirait lire le journal ! (pour les malcomprenants : la nauséabonde rhétorique des politicards modernes, est-ce assez clair ?)

    En outre, comme le fait remarquer le Tenancier, essayez de réfléchir et de comprendre : croyez-vous qu'il tiendrait depuis tant de temps un blog sur la librairie, qu'il ferait ce métier depuis si longtemps, s'il ne l'appréciait pas un tant soit peu ? Croyez-vous que nous serions ici à parler si, nous tous, nous n'aimions pas les livres et les lecteurs ?
    Mais bon, c'est fatiguant de devoir toujours répéter la même chose aux imbéciles (oui, planqué derrière son ordinateur et agresser ainsi quelqu'un est signe d'imbécillité). J'aurais bien envie de faire comme Ventura et de dire à Michel Constantin dans "Ne nous fâchons pas" : Vas-y, toi, moi, il me fatigue.

    Otto Naumme

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  75. Cher Tenancier, je vous lis après coup.
    Pour répondre à votre questionnement : savoir lire, peut-être, comprendre, c'est moins sûr.

    Otto Naumme

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  76. Ah Sébastien, vous pourriez donner la réplique à Ventura : «Ce libraire est mauvais, c'est un veau ! » et Sacha Guitry de répondre : « et encore, vous le rajeunissez!».

    Le langage a plusieurs registres, le second degré en est un. Apprendre à «tenir le registre», c'est moins fastoche que de traiter l'autre de vieux con.

    (Tenancier, les fruits du pamplemoussier que j'arrose tous les soirs sont encore bien verts.)

    ArD

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  77. L'autonome, reliser mon court message, puis la réplique infinissable du Tenancier, et dites-moi d'où vous pourrez réellement un lot d'"agressions aussi vaines que gratuites".

    Cher Tenancier, vous non plus ne savez pas quel âge j'ai, si je suis néophyte, si je prends des calmants. Ni même ce que je lis ou conseille à mes clients.
    Ce qui vous ennuie le plus, c'est d'avoir été dérangé par un "débutant" qui ose vous attaquer verbalement.
    D'ailleurs, il est étrange de voir que les seuls que vous critiquez sont ceux qui vont à l'encotre de votre pensée. A savoir le gars de la Mauvaise Réputation et moi.
    Vous avez quelque chose à dire, vous l'avez dit. Bien heureuseument pour vous puisqu'il s'agit là de votre blog. Mais nous avons décidé de dire que nous n'étions pas d'accord. Vous parlez encore de 90 % de fonds retournable. Et alors ? Vous voulez détruire le discours de ce libraire en avançant des arguments aussi plats que vous jugez les miens inexistants. Son fonds est retournable, il a une sécurité ? Quand bien même ! Cela fait-il de lui un libraire corrompu ? De vous le plus héroïque des libraires ?

    Je ne veux pas entrer plus avant dans la polémique, je l'ai déjà trop fait, mais avant d'accuser les gens de vous agresser, de ne pas savoir lire, de ne pas comprendre, réfléchissez, et répondez avec calme. Même après vingt ans de librairie, cela peut faire du bien.

    ps : vous pouvez m'incendier, m'insulter, et tout ce que vous voudrez avec votre anonyme autonome, pour ne pas envenimer plus les choses, je ne viendrais pas lire le reste de cette discussion. Bonne continuation tout de même, ce que je doute pas que vous me souhaitez également avec plaisir !

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  78. Sébastien, qui commence son commentaire par "Ah la la ! ces vieux libraires aigris !" ? Qui le conclut par "Il faut du courage et du cran pour ça. Vous n'en aviez peut-être plus." ?
    Comment après cela vouloir dialoguer, lorsque vous commencez de la sorte ?

    Pour le reste, je ne pense pas que le Tenancier ait été "dérangé" par un "débutant". Par quelqu'un qui polémique sans avoir compris de quoi il retourne, oui.
    Vous n'êtes pas d'accord avec ce que dit le Tenancier, pourquoi pas ? Mais encore faudrait-il que vous parliez bien de ce que le Tenancier a écrit. Et ce n'est pas le cas. Je ne vais pas vous refaire une énième explication de texte, cela serait de toutes manières inutile.
    Pour finir, je ne vois pas en quoi je suis "anonyme". J'utilise un pseudo ? La belle affaire ! Les personnes qui ont besoin de savoir qui je suis le savent. Et essayez quand même de faire la différence entre un pseudo et "l'autonomie", il se peut que les deux n'aient rien à voir. Quant à l'élégance d'attaquer quelqu'un sur son patronyme, on ne se donnera même pas la peine de la relever, n'est-ce pas ?

    PS : cela doit être aussi une forme de courage que de dire "je viens montrer que j'ai le dernier mot et puis que je reviendrai pas lire les réponses qu'on me fait". Du courage. Et une notion toute particulière du dialogue qui se confirme.

    Otto Naumme

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  79. "j'ai toujours conseillé des livres qui valaient le coup"
    bah dis donc t'es libraire ?
    lectrice acharnée, fièvreuse chez les libraires de neuf et d'ancien, votre phrase pollue, c'est cela retournez à vos présentoirs, et consulter bien votre Livres Hebdo ou Nothomb bien, Ipsos a eu un bug informatique supprimant Despentes, tout est dit, z'êtes trop propre "Sébastien" prenez votre flèche et foutez la paix au Tenancier et à ses calembourgeois, ici je trouve la fièvre des siècles et certainement pas "des livres qui valent le coup".
    C'est tout simple vous n'avez pas compris de quoi qu'on cause et vous vous en mêlez comme un jeune blanc-bec qui ne peut rien apprendre des autres, qui se suffit à lui-même.
    Passez votre chemin, je ne veux pas même savoir ce que vous lisez et ce que vous conseillez, vous êtes dénué d'intérêt , il ne s'agit pas de "j'ai toujours conseillé des livres qui valaient le coup" . Le jeu de pistes que je suis depuis que je sais lire ne tolère pas les avortons de votre espèce qui veulent obstruer le chemin, si un jour la fièvre vous prend plutôt que vos propos creux, vous comprendrez peut-être de quoi il s'agissait...vous réaliserez peut-être tout ce que vous manquez dans votre inutile commentaire. Je regrette de m'emporter sur un blog si riche mais les p'tits cons commencent à être envahissants.
    Passez donc votre chemin, vous êtes hors propos, hors sujet !
    @Le Tenancier je vous prie d'excuser ma rogne, n'hésitez pas à virer mes propos si vous trouvez le dérapage intempestif.

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  80. Chère Adria, j'aurais aimé pouvoir dire aussi bien que vous !

    Otto Naumme

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  81. "nombre de personnes ne prennent pas le temps de lire les commentaires. Il faut dire que le présent est le 66e, il faut du temps !"
    Tutafait
    merci pour cet ensemble mais j'allègerai ici le service commentaire. Longue vie au Tenancier

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  82. Le Tenancier, George, Otto et Adria dans mes bras !

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  83. Eva, il va vous falloir de grands bras pour accueillir tout ce petit (enfin, pas si petit que ça, du moins en ce qui me concerne...) monde.
    Mais j'ai plaisir à me retrouver dans le même cénacle que les gens que vous citez, et vous même, bien sûr !

    Otto Naumme

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  84. Après lecture de toutes vos réponses qqch m'a bien fait rigoler: Otto Naumme répond à la place de notre cher Tenancier mais pourquoi ??
    Bon après moi je dis ça je dis rien.

    Dis Tenancier, as-tu écrit un bouquin ou tu te contentes de ton blog ? (juste une question comme ça....)

    piRo

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  85. Le Tenancier est bien trop occupé, piRo, pour écrire un livre. Ça ne le tente pas, trop long.
    Quant à Otto, il connaît assez le Tenancier pour que les deux pensées s'accordent. Après tout celui-ci répondant plus rapidement et plus nettement que le Tenancier (lequel étant un peu excédé par la viduité de certains commentaires par ailleurs), le dit Tenancier s'est laissé gagner par la flemmardise, en quelque sorte...

    Il est plutôt amusant de voir que ce billet continue d'être lu...

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  86. lol je suis tombé dessus par un pur hasard en fait et je m'étonnais qu'avec tout ce qui s'écrit ici vous n'écriviez pas un roman ou autre à côté. Mais en même temps toute personne qui aime lire, les bouquins ou la littérature n'est pas forcé d'écrire ^^.

    piRo.

    En espérant que je ne vous fait pas perdre votre temps sur un vieux billet comme celui ci

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  87. Vous ne me faites pas perdre mon temps, piRo. Je réponds toujours avec plaisir - bien que celui-ci puisse être mitigé lorsqu'on lit certains fâcheux, plus haut - parce que ce blog est fait pour ça !
    Pour ce qui est se mêler de littérature, d'écrire, je m'applique seulement a cloisonner un peu les choses. Personne n'est forcé d'écrire en effet. C'est pour cela que je suis peu édité et confidentiellement, comme ça j'ennuie un minimum de monde et j'économise le papier. Ce qui est amusant c'est que le maximum de tirage a été atteint par moi avec cet article qui a été publié dans la revue Chronic'art. Je pense que j'ai dû d'un coup décupler voire centupler le nombre de mes lecteurs pour un chose sur papier. Comme quoi, à quoi cela sert-il de faire des efforts, je vous l'demande ?

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  88. La réaction des lecteurs n'est pas toujours là où on pouvait l'attendre effectivement mais on peut se demander si sans les efforts précédents tout ceci se serait passer de la même manière. Etant un futur jeune ingénieur (je suis seulement en école pour l'instant) je ne pense pas avoir de réponse.
    Oserai-je vous posez une question ? N'ayant pas de blog et très peu de connaissance littéraire, je me demandais: je n'ai pas bien saisi pourquoi vous ainsi que le dénommé Sebastien aviez tant discuté. Vous avez des divergences d'opinions mais est-ce que le fait de tenir un blog et voir dans les commentaires qqun qui n'est pas du même avis change votre réaction par rapport à une situation de face à face ?

    Bon je me rend compte que là je vais peut-être un peu trop loin. Je n'ai pas de leçon à donner vu mon peu d'expérience.
    J'espère sincèrement que je ne vous aie pas embêté avec cette question. En tout cas, lire votre blog me fait du bien en me sortant de tout l'aspect scientifique de mon cursus.

    piRo

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  89. Agréez donc que commencer un dialogue par "Ah la la ! ces vieux libraires aigris ! " ne prédispose pas l'interlocuteur à faire preuve de beaucoup de mansuétude dans sa réponse. Ce qui n'a pas été saisi par certaines personnes - comme par hasard, des "professionnels de la profession" - c'est que je demeure attaché à ce métier mais que je ne désire plus l'accomplir dans les formes actuelles. Or, ce que je constate - et pas qu'en filigrane - dans le discours de ces dits professionnels, c'est une sorte de quête de la béatitude, comme si la librairie était une sorte d'accomplissement qui, quant à moi, me paraît un peu vulgaire parce qu'il procède d'une sorte d'automatisme, de rituel. On en vient à se demander avec presque de l'amusement : mais qu'ont-ils à expier ? En fait, on le sait assez vite lorsque l'on est plongé dans cette profession, on expie sa propre impuissance. La librairie de neuf a abdiqué son autonomie depuis pas mal de temps et cela passe mal. D'où l'indignation, d'où la contradiction un peu maladroite qui veut reprendre chaque terme de mon énumération mais qui reste à la superficie des faits. Un contre-inventaire n'est point une contestation, une supposition sur mes états d'âme n'est que spéculation, rien de plus. La divergence ne réside pas tant dans l'opinion que dans le fait qu'il n'y a rien à m'opposer sinon qu'une béance inquiétante, une soumission à un raisonnement bipolaire qui ne rend pas justice ce que nous voulons faire dans ce blog ni dans cette profession-là.
    Il est vrai, à partir de ce moment qu'il est plus facile de laisser parler les autres, comme Adria, comme Otto, parce que loin de vouloir faire preuve de certitude, j'avais besoin de vérifier auprès de tierces personnes que mes appréciations n'étaient pas isolées. Vous voyez donc que je n'étais pas le seul à répondre à Sébastien. Mais il avait très mal commencé le débat. Sa fuite n'en devient que plus piteuse (du genre "puisque c'est comme ça, je ne reviendrai pas"), surtout après avoir jeté une appréciation fort malheureuse sur ma propre personne.
    Vous voyez, vous ne m'embêtez nullement. Je suis plutôt enchanté.
    Quand au face à face, si j'arrive à m'asseoir sur la poitrine de mon adversaire, tout va bien.

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  90. Je n'aurais donc plus qu'une chose à dire: merci, merci de me répondre comme ça sans même me connaître. Cela peut paraître stupide mais je me disais que répondre à des questions qui n'ont presque rien à voir avec la littérature devais vous ennuyer et donc je ne m'attendais pas à tout ça.
    Au final je trouve dommage que les choses aient tournés comme ça à cause d'un mauvais démarrage de débat. Mais bon je pense que mon oeil extérieur et totalement inexpérimenté est un peu trop rêveur nan ?
    En tout cas je vous remercie donc pour tout ça. Je continuerai de lire votre blog attentivement, parce que je ne voudrais pas devenir l'image type du scientifique qui ne lit plus autre chose que ses revues scientifiques (et j'espère ne pas être le seul dans ce cas).

    piRo

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  91. C'est plutôt moi vous remercie.
    Vos questions étaient stimulantes.

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  92. piRo, pourquoi t'étonnes-tu que les disciples du Tenancier répondent à sa place, et pas du contenu de leur réponse ?

    Il me semble que leur haine à son encontre est légèrement éxagérée, non ? D'accord, il a osé comparer le Tenancier à un vieux libraire aigri et a supposé qu'il n'avait plus assez de courage pour faire son métier. Et après ? Qu'a-t-il fait ? A part s'être fait insulter par Otto Naume et Adra Chana (ou je ne sais plus quoi) ?

    Ah oui ! Pardon ! Il a attaqué sans argumentation. Et bien permettez-moi de vous dire que ses arguments sont bien plus visibles que ceux qui lui répondent (Tenancier, Otto, Adria). Regardez leurs commentaires, quels arguments lisez-vous sinon des "vous n'avez pas compris de quoi qu'on cause", "j'ai du courage comme des pomelos", "il faut apprendre à lire" et le plus fort pour la fin, même s'il n'est nullement utilisé :

    "c'est très facile de rouler des mécaniques quand 90% du fonds, au moins est retournable. Ben voyons, j'peux le faire aussi, me draper dans ma dignité et donner des leçons. Seulement, mon garçon, tellement béjaune que je te pardonne, c'est pas le tout mais faut savoir lire."
    Très facile comme réponse.

    Sot Cissons.

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  93. Il a dit ça, moi j'ai dit… et toi, pourquoi tu dis ça ?
    Dites, mon petit Sot Cissons, vous ne trouvez pas que ça fait un peu cour de récréation pour classe supérieure III de maternelle ?

    Tape Nade

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  94. On m'a inculqué une chose : un texte doit pouvoir se suffire à lui-même. J'écris un texte qui marque ma volonté de ne plus retourner en librairie de neuf. Il me semble assez explicite sur les motivations. Il ne nécessite pas une lecture très approfondie ni une exégèse - ce qui serait lui faire un honneur exagéré. Pourquoi alors me fendre de justifications complètement superflues puisque le texte en question est suffisamment explicite sur mes motivations et mon refus ?
    Mais revenons aux propos qui disait que je suis aigri, etc. Ce n'était certes pas insultant, c'était seulement disqualifiant. cela renvoyait la force de mon propos à l'insignifiance de l'aigreur sans une once d'argumentation. Je ne renonce que rarement à un dialogue, encore faut-il que celui-ci se trouve un peu argumenté pour pouvoir y répondre. Des conjectures sur mon état d'esprit ne constituent pas un argument.
    D'autres personnes sont intervenues. Elles ont exprimé une opinion et une réponse à ce garçon. C'est justifié car - ayant dépassé ce stade de maturation depuis belle lurette, je ne perçois pas l'univers comme une extension de mon Moi - elles donnaient aussi leur point de vue.
    Quant au terme "disciple", elle marque également votre intention disqualifiante et procède du prolepse. Je ne suis ni un gourou, ni un guide ni une figure tutélaire et je ne devrai même pas avoir à m'en justifier puisque cette appréciation ressort d'un a priori qui me juge également aigri. Restez-en donc à ce qui est écrit...

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  95. En plus, aujourd'hui, même le ciel aigrit !

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  96. Il y a encore une chose que je ferai remarquer au commentateur qui signe "Sot Cisson", la haine est un sentiment bien personnel, qui ressort même de l'intimité. Utiliser ce mot à propos de mes rapports avec Sébastien est exagéré et même plutôt inepte. C'est encore ici me supposer des intentions qui ne sont pas. Ainsi, je peux me mettre en colère sans que la haine y ait à voir d'une quelconque manière. Haïr pourrait signifier que, d'une certaine manière je renierais de façon véhémente ce que je fût, un sorte d'alter ego supposé de Sébastien. Or, je ne renie rien de ce que je j'ai été et je m'en trouve même enrichi... J'y fais allusion ici et là dans ce blogue. Allez donc voir. Non, il va falloir trouver un autre angle, un autre raisonnement et peut être arriver à cette hypothèse dont vous n'avez pas l'air de tenir compte.
    Et si je disais vraiment ce que je pense, et si ce que j'ai écrit dans ce billet recouvrait seulement sa signification et rien d'autres :
    Ne plus revenir, cela et rien de plus...

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  97. Le Tenancier est mon ami. Si pour certains, cela signifie "gourou", libre à eux de se fourvoyer. Et si être son ami fait de moi un "disciple", alors ouais, je suis son disciple.

    Par ailleurs, je relève chez ce Sot Cissons les mêmes tendances à la victimisation ("on a été méchant avec moi", ou avec "lui", en l'occurrence) et à l'écorchage délibéré de patronyme (le très classe "Adra Chana", il est vrai que c'est difficile, un nom de deux fois deux syllabes...) que celles relevées chez l'impétrant. Notre ami Sébastien reviendrait-il "undercover" ?

    Quant aux argumentents, le Tenancier a tout à fait raison : ils sont dans son article. Point. Si le lecteur ne les comprend pas, tant pis pour lui...

    Tape Nade, je ne vous connais pas, mais j'aime bien votre remarque...

    Cher George, je vous reconnais bien là. Profitez bien de la latitude qui vous est donnée de vous livrer aux plaisirs du calembour... Il me tarde de monter à la ville partager une bouteille avec vous !

    Tenancier : pour votre prochaine BD, vous ne voudriez pas faire "Le Tenancier et Otto Naumme contre les connards" ? Pas que vous ne puissiez vaincre seul, mais cela sera distrayant de botter des arrière-trains à deux. Ou pas, remarquez. Ca peut devenir lassant, à la longue, les redites et les "c'est celui qui dit qui est".
    Faudra penser à inviter Tape Nade, Adria Cheno (vous voyez, Sot, c'est pas si compliqué à écrire) et ce cher George. Et Eva, bien sûr. Mais ça va faire du monde, tout ça.

    Otto Naumme

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  98. http://feuillesd-automne.blogspot.com/2009/06/souvenirs.html

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  99. Voyons, cher Otto, êtes-vous bien certain de ne pas "connaître" Tape Nade ? Ça ne vous rappelle, rien, ce ton de maîtresse d'école amusée ?

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  100. Si si, cher George, mais c'est parce que le Tenancier m'a soufflé la solution du problème.
    Je suis un grand naïf, je n'imagine jamais qu'on puisse avoir plusieurs pseudos (sauf vous, mais les vôtres sont faciles à trouver).

    Otto Naumme

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  101. Et George s'est laissé prendre parce qu'il ne pense pas à la bonne personne !

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  102. C'est encore plus drôle, donc...

    Sinon, il appert que peu lisent votre avertissement, pourtant écrit en rouge, en fin d'article. C'est dommage.

    Otto Naumme

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  103. Goddam ! J'oubliais que la tapenade est une spéciAlité mériDionale…

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  104. Quelque chose comme cela, en effet...
    Mais c'est sans doute parce que vous étiez dans la lune que vous commîtes cette confusion.

    Otto Naumme

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  105. Ah ça, c'est ben vrai ! (copyright Mère Denis)

    Otto Naumme

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  106. Le Tenancier revient brièvement ici pour signaler que, jeudi 2 juin 2011, nous avons dépassé allègrement les 4000 visites (4236, pour être exact) pour ce billet.
    Le Tenancier rigole et c'est bien son droit.
    En tout cas, il persiste et signe : il n'y retournera pas.

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Ah oui, au fait... Le Tenancier ne répondra plus aux commentaires anonymes. Prenez au moins un pseudo.

Donc, pensez à signer vos commentaires, merci !

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