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Une historiette de Béatrice XLXVII
Une historiette de Béatrice XLXVI
| Ils entrent bruyamment, nimbés de leur snobisme, repèrent immédiatement le petit tas de romans G et demandent : — « Vous avez un coin pour les nouveautés ? — Non madame, je suis plutôt spécialisée en vieilleries. » |
Une historiette de Béatrice XLXV
| Tout en entrant : — « Vous avez des BD? — Juste devant vous, monsieur. Bonjour. » Clop, clop, clop. Bruit des livres qu'on laisse après avoir regardé la couverture. Son téléphone sonne fort (musique), il décroche et répond (fort) en sortant. Pas un regard, pas plus qu'en entrant. |
Une historiette de Béatrice XLIV
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— « 12
euros ! Mais c'est cher pour un roman ! — Celui-ci, vous pouvez aussi l'acheter neuf pour 25 euros à la librairie de l'autre côté du pont. » |
Une historiette de Béatrice XLIII
| — « Bonjour, vous avez des Magasin Universel ? — Non, monsieur, désolée. — Vous connaissez au moins ? Vous savez ce que c'est ? » |
Une historiette de Béatrice XLII
Une historiette de Béatrice XLI
Une historiette de Béatrice XL
Une historiette de Béatrice XXXIX
Une historiette de Béatrice XXXVIII
Une historiette de Béatrice XXXVII

| Ca fait 20 minutes qu'ils sont entrés et papotent. Il regarde les vieilles revues, elle les vieilles reliures. Il choisit un numéro, le lui montre, les palabres commencent. Il me demande le prix. En choisit deux, les repose. Elle lui montre l'heure et ronchonne. Il continue, tout en lui parlant. Et elle en marmonnant. Heureusement qu'ils parlent portugais (sauf pour me demander les prix), sinon je crois que ça m'aurait vite énervée |
Une historiette de Béatrice XXXVI
Une historiette de Béatrice XXXV
Une historiette de Béatrice XXXIV
| Après une âpre discussion sur le prix d’achat d’un livre
de poche ou d’un roman Gallimard avec ce monsieur qui « possède une
bibliothèque de plus de 4000 ouvrages, mais qui préfère synthétiser en pléïades
et se défaire ainsi de tous ses doublons d’excellents auteurs », il
s’emporte :
« — Ca ne vaut pas la peine de les vendre, je préfère encore les jeter. — Les jeter ? Jamais de la vie ! en chœur avec une habituée du bac à 1€. — Et que voulez-vous que j’en fasse au prix que l’on m’en donne ? — Mais les offrir monsieur, des tas de structures ou de personnes seraient heureuses de recevoir des livres ! » Et nous voilà, elle et moi, à lui énumérer quelques adresses. Il s’énerve et offre théâtralement le livre qu’il n’a pas voulu me vendre à la dame. Quitte la boutique en citant Breton, continuant d’étaler sa confiture et sa mauvaise humeur. Avec la dame, nous nous regardons, sourions, rions en nous enthousiasmant devant le livre qu’elle vient de se voir offrir. « — La thune, la thune, la thune… » me dit-elle. |
Une historiette de Béatrice XXXII
Un habitué consulte tranquillement son rayon de prédilection. Elle entre en trombe, après avoir flambé la porte.
— « Bonjour madame. » Elle ne répond pas. — « Est-ce que vous avez Frankestein ? — Non madame, désolée. — Mais Frankestein le vieux ! — Non,désolée. — Mais j’en ai déjà cinq ! » Crie t-elle avant de ressortir en flambant la porte. Nous nous regardons avec le client. — « Vous devez parfois vivre de sacrés moments… ». En effet. |
Une historiette de Béatrice XXXI
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— « Je suis passé la semaine dernière, c’était fermé,
pour une fois que je viens à Bayonne…
— Vous n’avez pas vu le mot sur la porte ? J’étais en congés. — Oui mais bon, c’est comme vos horaires, on ne sait jamais… — Regardez monsieur, ils sont affichés sur la porte. — Oui mais bon…. — La prochaine fois, passez donc un coup de fil avant de venir, pour vous assurer de ma présence. — Oui mais bon…. » |
Une historiette de Béatrice XXX
Une historiette de Béatrice XXIX
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