Affichage des articles dont le libellé est .Béatrice Kontrapas. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est .Béatrice Kontrapas. Afficher tous les articles

Une historiette de Béatrice XLXVIII

« — Bonjour, je voudrais vendre ce livre, j'ai regardé sur internet il est à 45 euros alors je vous le laisse à 40. »

Une historiette de Béatrice XLXVII


« — Bonjour, c'est ouvert ?  dit-il après être entré.
— Euh, oui, bonjour monsieur. Pourriez-vous refermer la porte svp il fait très froid, merci monsieur. »

Une historiette de Béatrice XLXVI

Ils entrent bruyamment, nimbés de leur snobisme, repèrent immédiatement le petit tas de romans G et demandent :
« Vous avez un coin pour les nouveautés ?
— Non madame, je suis plutôt spécialisée en vieilleries. »

Une historiette de Béatrice XLXV

Tout en entrant :
— « Vous avez des BD?
— Juste devant vous, monsieur. Bonjour. »
Clop, clop, clop. Bruit des livres qu'on laisse après avoir regardé la couverture. Son téléphone sonne fort (musique), il décroche et répond (fort) en sortant. Pas un regard, pas plus qu'en entrant.

Une historiette de Béatrice XLIV

— « 12 euros ! Mais c'est cher pour un roman !
— Celui-ci, vous pouvez aussi l'acheter neuf pour 25 euros à la librairie de l'autre côté du pont. »

Une historiette de Béatrice XLIII

— « Bonjour, vous avez des Magasin Universel ?
Non, monsieur, désolée.
— Vous connaissez au moins ? Vous savez ce que c'est ? »

Une historiette de Béatrice XLII


— « Ah, vos romans poche ont augmenté ! Je suis passé la semaine dernière, ils étaient à 1 euro ! »
— « Je pense que vous confondez avec le bac à 1 euro, monsieur. »

Une historiette de Béatrice XLI


J'ai actuellement dans ma boutique l'homme qui sait tout des livres, qui connaît toutes les éditions, qui a offert à ses fils (13 et 8 ans ?) toutes les éditions originales dont il parle avidement, avec eux. Très fort, bien entendu.

Une historiette de Béatrice XL


Je ne réponds plus de mes actes si on vient encore m'acheter un livre de la caisse à 1 euro avec un gros billet et ab-so-lu-ment pas de monnaie.

Une historiette de Béatrice XXXIX


Bonjour madame, je possède une très belle édition en 3 volumes avec illustrations protégées par papier sur la guerre de 14. Ça raconte la guerre de 14, avec plein de détails. En état parfait, vu que ça date de 1916.

Une historiette de Béatrice XXXVIII


Lumière éteinte, le bac à 1 euro rentré, la veste enfilée, le sac en bandoulière et les clés à la main je me dirige vers la porte. Il rentre et me demande:
 « Les livres sur la religion c'est dans quel coin ? Vous allez bien rallumer pour moi! ».

Une historiette de Béatrice XXXVII

Ca fait 20 minutes qu'ils sont entrés et papotent. Il regarde les vieilles revues, elle les vieilles reliures. Il choisit un numéro, le lui montre, les palabres commencent. Il me demande le prix. En choisit deux, les repose. Elle lui montre l'heure et ronchonne. Il continue, tout en lui parlant. Et elle en marmonnant.
Heureusement qu'ils parlent portugais (sauf pour me demander les prix), sinon je crois que ça m'aurait vite énervée

Une historiette de Béatrice XXXVI


« — Bonjour, vous avez des Bob Morane ?
Je lui montre l’étagère où se trouvent les quelques exemplaires en ma possession, et lui, sans même regarder les titres :
— C’est tout ?
— Oui, c’est tout, monsieur.. »

Une historiette de Béatrice XXXV



« En fait c’est cool votre boulot, vous rassemblez des livres qu’on vous donne et vous les vendez ! »

Une historiette de Béatrice XXXIV


Après une âpre discussion sur le prix d’achat d’un livre de poche ou d’un roman Gallimard avec ce monsieur qui « possède une bibliothèque de plus de 4000 ouvrages, mais qui préfère synthétiser en pléïades et se défaire ainsi de tous ses doublons d’excellents auteurs », il s’emporte :
« — Ca ne vaut pas la peine de les vendre, je préfère encore les jeter.
— Les jeter ? Jamais de la vie ! en chœur avec une habituée du bac à 1€.
— Et que voulez-vous que j’en fasse au prix que l’on m’en donne ?
— Mais les offrir monsieur, des tas de structures ou de personnes seraient heureuses de recevoir des livres ! » Et nous voilà, elle et moi, à lui énumérer quelques adresses.
Il s’énerve et offre théâtralement le livre qu’il n’a pas voulu me vendre à la dame. Quitte la boutique en citant Breton, continuant d’étaler sa confiture et sa mauvaise humeur.
Avec la dame, nous nous regardons, sourions, rions en nous enthousiasmant devant le livre qu’elle vient de se voir offrir.
« — La thune, la thune, la thune… » me dit-elle.

Une historiette de Béatrice XXXII


Un habitué consulte tranquillement son rayon de prédilection. Elle entre en trombe, après avoir flambé la porte.
— « Bonjour madame. »
Elle ne répond pas.
— « Est-ce que vous avez Frankestein ?
— Non madame, désolée.
— Mais Frankestein le vieux !
— Non,désolée.
— Mais j’en ai déjà cinq ! » Crie t-elle avant de ressortir en flambant la porte.
Nous nous regardons avec le client.
— « Vous devez parfois vivre de sacrés moments… ».
En effet.

Une historiette de Béatrice XXXI


— « Je suis passé la semaine dernière, c’était fermé, pour une fois que je viens à Bayonne…
— Vous n’avez pas vu le mot sur la porte ? J’étais en congés.
— Oui mais bon, c’est comme vos horaires, on ne sait jamais…
— Regardez monsieur, ils sont affichés sur la porte.
— Oui mais bon….
— La prochaine fois, passez donc un coup de fil avant de venir, pour vous assurer de ma présence.
— Oui mais bon…. »

Une historiette de Béatrice XXX


Elle demande à consulter le livre en vitrine, un essai en 10/18, et elle le consulte.
Une bonne heure.
Puis elle me le rend en disant « dommage, c’est écrit trop petit ».

Une historiette de Béatrice XXIX


— « Tiens mon fils, il faut que tu lises ça !
— C’est quoi ? Zola ?
— Et Vian aussi, un philosophe allemand.
— Ah ?
— Dites-lui vous madame ! Il ne jure que par son Confucius, il y a quand même autre chose que les arts martiaux dans la vie ! »