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Eh bien le Tenancier ne se les roule pas précisément, savez-vous. Il est occupé à remonter un chouïa sa librairie et puis à travailler à différentes petites choses, dont sa gloire future (oui, bon.) Alors, considérez-le en une sorte de congé sabbatique, en CDI, le temps, également, qu'il refasse le plein de mauvaise foi et de matières à dire et à redire.
En attendant l'année prochaine, il vous souhaite de bonne fêtes de fin d'année.

Faire-part


Le Tenancier à le plaisir de vous annoncer la parution imminente du numéro du Visage Vert où figure son alter ego dans un voisinage élogieux !
A du mal à s'en remettre.

Fers

Fers : Outils de cuivre qui servent à imprimer divers ornements sur la couverture des livres. On leur donne des noms différents, selon les places où on les applique. On  les appelle fers à dos, fers à écusson, fer à armes, palettes, roulettes, etc.

Vocabulaire des mots techniques employés dans l'art du relieur
in : Lenormand & Maigne : Le Relieur
Encyclopédie Roret - 1932

Un anniversaire


Le lecteur de passage sait-il à quel point le travail du bibliographe est ardu et exigeant ? Comment identifier certaines sources, comment savoir qui se trouve derrière un pseudonyme, comment se concilier le temps et la patience face à la masse de renseignements et de documentations qui s’accumulent devant soi lorsque l’on entreprend une telle tâche ?
Voici trois ans que SPiRitus s’emploie à répertorier sur son blog le contenu des petites revues principalement finiséculaires, à dresser peu à peu un index de ces périodiques, à dresser un tableau des articles et des contributeurs. Travail impressionnant et jamais abouti puisque la masse à traiter est considérable et bien souvent fugace.
Depuis trois ans que le blog Les petites revues existe, il est devenu une référence pour qui cherche des renseignement sur ce sujet, à tel point que certains libraires l’utilisent, parfois sans citer leurs sources. C’est une sorte d’hommage au travail de SPiRitus, tant la qualité de la bibliographie a atteint un niveau auquel peu de professionnels pourraient prétendre. Quand même, on aimerait que ces pilleurs soient au moins une fois atteints par un sentiment d’honnêteté, ça ne leur coûterait pas grand-chose…

Nos 10/18 (52e partie)

A l'occasion de la parution du billet de George Weaver, j'avais suggéré la chose suivante dans les commentaires : "Il ne me reste donc plus qu'à faire un appel vibrant aux lecteurs de ce blog pour les convier à un petit jeu : Rassemblez tous vos 10/18, sélectionnez-en (pas plus de 10) et expédiez-m'en les scans de couverture, histoire de faire une sorte de panégyrique de la collection ! [...] "
A notre petit jeu, il nous faut également associer le spectaculaire labeur d'Adria Cheno au sujet de cette collection sur son site. Allez donc vous en rendre compte ici.



Vieille histoire que la présence de Jack London dans la bibliothèque de votre Tenancier. Hélas, le destin voulut que tous les ouvrages qu’il possédait — publiés chez Crès et Hachette ainsi que la plupart des 10/18 — aient disparus un jour de dèche. Qu’on juge du plaisir secret, il y a peu, de retrouver au moins une bribe de cette splendeur sous la forme d’une dizaine d’ouvrages, venant ainsi doubler d’un coup la parenthèse londonienne dans les rayonnages…
Le Tenancier aime London. C’est un de ces écrivains qui aident à vivre.
Adria Cheno sur son blog Bydyfy, vous a préparé un récapitulatif des London déjà mentionnés ici.

Tous ces titres font partie de la série « L’appel de la vie » 
n° 776
Martin Eden
Traduction de Claude Cendrée
Préface de Francis Lacassin
448 pages
D.L. : 2e trimestre 1973
A.I. : 22 novembre 1974
Couv. Pierre Bernard / Photo D.R.
n° 779
Les vagabonds du rail
Traduction de Louis Postif
Préface de Francis Lacassin
320 pages
D.L. : 2e trimestre 1973
A.I. : 14 juin 1976
Couv. Pierre Bernard / Un train pris d’assaut aux USA en 1877, Doc. Roger-Viollet
n° 815
Radieuse aurore
Traduction d’Alice Bossuet
Préface de Francis Lacassin
448 pages
D.L. : 4e trimestre 1973
A.I. : 4e trimestre 1973
Couv Pierre Bernard / Jack London chercheur d’or, 1898

n° 828
Les pirates de San Francisco
et autres histoires de la mer
Traduction de Louis Postif
Préface et bibliographie de Francis Lacassin
448 pages
D.L. : 1er trimestre 1974
A.I. : 30 août 1977
Couv. Pierre Bernard / Photo Usis
n° 844
Le cabaret de la dernière chance
Traduction de Louis Postif
Préface de Francis Lacassin
320 pages
D.L. : 1er trimestre 1974
A.I. : 7 juillet 1977
Coouv. Pierre Bernard / Doc. F. Lacassin


n° 864 / n° 865
La vallée de la lune
Tomes 1 & 2
Traduction de Louis Postif revue et complétée par François Postif
Préface de Francis Lacassin
448 pages chaque
D.L. : 2e trimestre 1974
A.I. : 22 mai 1974
Couverture Pierre Bernard / Tome 1 : London (vers 1906) dans la vallée de la lune – Tome 2 : London (vers 1913) dans la vallée de la lune
n° 927
Le peuple de l’abîme
Traduction nouvelle et intégrale de François Postif
Introduction de Francis Lacassin
Préface de l’auteur
320 pages
D.L. : 1er trimestre 1975
A.I. : 10 février 1975
Couv. Pierre Bernard / Photo prise par J. London, Londres 1902
n° 957
Le dieu tombé du ciel
Histoires fantastiques réunies et présentées par Francis Lacassin
Traduction de Louis et François Postif
324 pages
D.L. : 2e trimestre 1975
A.I . : avril 1975
Couv. Pierre Bernard / Horoscope de Jack London – Document DR
n° 1167
Yours for the Revolution
Textes recueillis pour la première fois, préfacés, commentés, annotés et suivis d’une bibliographie par Francis Lacassin
Traduits par Jacques Parsons
416 pages
D.L. : 3e trimestre 1977
Couv. Pierre Bernard / Doc. DR

n° 1255
Le fils du soleil
Préface et bibliographie de Francis Lacassin
Traduction de Louis Postif
256 Pages
D.L. : 3e trimestre 1978
A.I. : 7 août 1978
Couv. de Pierre Bernard / Doc. Roger-Viollet

A suivre !...

Etendoir ou Ferlet

Étendoir ou Ferlet : Outil commun à l'assembleur et à tous ceux qui sont obligés de faire sécher du papier sur des cordes ; c'est un long liteau en bois, surmonté par un bout d'une traverse d'environ 33 cent. de longueur, assemblée dans le manche à tenon et mortaise. On s'en sert pour porter la feuille sur la corde, et pour l'enlever lorsqu'elle est sèche.

Vocabulaire des mots techniques employés dans l'art du relieur
in : Lenormand & Maigne : Le Relieur
Encyclopédie Roret - 1932

Une historiette de Béatrice XLXVI

Ils entrent bruyamment, nimbés de leur snobisme, repèrent immédiatement le petit tas de romans G et demandent :
« Vous avez un coin pour les nouveautés ?
— Non madame, je suis plutôt spécialisée en vieilleries. »

Encartation, Encarter, Encart

Encartation, Encarter, Encart : Ce sont des termes de brocheuse expliqués page 23 et suivantes.

Étant donné la dissolution de le la définition dans une explication plus générale on se gardera prudemment de la reproduire ici, par souci de clarté. (Note du Tenancier)

Vocabulaire des mots techniques employés dans l'art du relieur
in : Lenormand & Maigne : Le Relieur
Encyclopédie Roret - 1932

L'âge du capitaine

Une réflexion d'ArD après la publication de notre récent billet...

Il est étonnant de se surprendre à envisager qu'un petit échantillon d'une collection de livres 10|18 permette de colliger suffisamment d'éléments pour dater la naissance de son heureux propriétaire. Ainsi, votre voisin, cher Tenancier, pourrait parfaitement être né entre 1944 et 1948 :  c'est le ressenti pur et dur que me renvoie cet extrait de bibliothèque, et je trouve très agréable de me fier à ce qui m'a sauté aux yeux, spontanément, en quelques secondes, alors, que chercher l'âge de votre voisin ne m'a pas effleurée. Non, il s'agit juste de l'émotion qui lie l'arôme de sa bibliothèque à son époque que je suppute. L'exhalaison d'un coin embaumé où l'on rangerait ce qui a forgé les années du  lecteur jeune adulte : pas forcément ses idées, mais sa quête. La filiation platonicienne, on pourrait plutôt la trouver dans la recherche de l'argument, plutôt que dans la lutte des classes...
ArD

Henri Pollès et sa maison

 
Décidément, Rennes est une ville intéressante. Après avoir rencontré la proposition d’un itinéraire oulipien, votre Tenancier s’est dirigé à proximité du parcours, dans la médiathèque fraîchement édifiée et qui borde l’ancienne esplanade du champ de Mars. Votre serviteur s’est immédiatement dirigé au dernier étage de la bâtisse pour aller examiner le Musée Henri Pollès. On a déjà pas mal évoqué le personnage ici et là. Libraire, courtier, écrivain, relieur, collectionneur, le personnage avait rassemblé une somme de livres dans une petite maison de Brunoy, dans la région parisienne. Plutôt que de voir disperser ses collections, la ville de Rennes en fit l’acquisition (en hérita serait un terme plus juste...) et édifia un petit musée formé de petits îlots qui devaient reconstituer certaines pièces de la maison. Si la reconstruction est amusante et fort intéressante on prendra conscience de l’incapacité pardonnable de l’exposition à reproduire la sensation d’étouffement qui devait saisir le visiteur dès lors qu’il franchissait le seuil de la demeure d’Henri Pollès. Pour le reste, si vous voulez en savoir plus, il vous suffit de vous procurer un numéro récent — à l’heure où je vous écris cela — de la revue Le Matricule des Anges qui recèle un excellent article d’Éric Dussert sur le personnage et sa collection.
On a évoqué le concept de cabinet de curiosités en pénétrant dans cette reconstitution. Pour notre part, nous avons des doutes quant à cette appellation. Le cabinet de curiosités était une recension du monde qui comportait de nombreux spécimens de « philosophie naturelles », outre les ouvrages censés en faire l’inventaire. Certes, Henri Pollès (comme nombre de bibliophiles et bibliomanes) ne collectionnait pas que des livres. Mais force est de constater que nous sommes tout de même éloignés de cette notion-là. Reste un moment magique que nous espérons vous faire partager avec ces quelques clichés :
(Pour des raisons de fluidité de l’affichage, on a réduit les photographies, il convient donc de cliquer dessus pour les apprécier)
 
L’homme debout


La bibliothèque russe

 
Le gardien


 
Les reliures


 
Rilke

 
La chambre Fin-de-siècle

La salle de bain et l’entre-deux-guerres


Le bureau romantique


 
Henri Pollès dans sa maison



Nous n’avons pas pu tout mettre, bien sûr. Nous vous recommandons de vous y déplacer.
Le Tenancier remercie chaleureusement les bibliothécaires pour leur accueil et leur disponibilité. Il regrette par ailleurs qu’un catalogue n’ait pas été édité pour l’instant, seulement quelques brochures forcément limitées. L’accès au musée est gratuit et comporte en outre un endroit où vous pourrez regarder des vidéos qui vous en diront plus sur la personnalité et la collection de Henri Pollès.

Clichés : : E.H. & Y.L.