C’est un sentiment intriguant, ces temps-ci, qui prévaut lorsque je pense à mon métier. J’en suis à un point où un basculement a de grandes chances de s’opérer, me procurant un médiocre sommeil et une veille décevante. C’est un peu, voyez-vous, comme si l’on ne se résolvait pas à quitter ces entrebâillements de paupières qui précèdent ou bien succèdent au sommeil. Moments pleinement conscients qui ne servent qu’à décider du basculement vers le noir ou le blafard du jour. L’hiver est là, le labeur est récidivant, la pensée ne s’éloigne guère. Et cependant il y a une perspective à brève échéance pour que le monde autour de soi change. Malgré cela, c’est comme si l’imagination, de trop s’enflammer dans l’obscurité, refusait à se mettre en ordre de bataille pour rationaliser un peu, comme ça, histoire de mettre de l’ordre et de savoir ce que l’on va emballer en premier. C’est tout de même fait. Le premier geste est accompli. Les petites éditions on rejoint deux cartons à chaussures, il y en aura d’autres. C’est un premier pas. Mais comme une foulée de somnambule, un peu machinale.
Bref, je vais déménager dans quelques temps. Le fonctionnement du blog risque de s’en trouver un peu affecté. Je vous tiendrai au courant, y compris de mes atterrages.
Peut être bien que le monde va basculer l’année prochaine, allez savoir…
Par superstition, on ne vous parlera des espoirs que lorsqu’il seront accomplis - et des destinations que lorsqu'elles seront atteintes.