Même le lapin Laisse pendre une oreille Quelle chaleur ! (Akutagawa Ryûnosuke)
Rameaux Effleurant les tuiles vous criez Quelle chaleur ! (Akutagawa Ryûnosuke)
L'escargot se glisse Sous une feuille Quelle chaleur ! (Chinshi)
La palourde a clos Sa bouche Quelle chaleur ! (Bashô)
Plus d'oiseaux Sur le toit de cuivre rouge Trop chaud ! (Kisu)
Vont-ils bouger ? Pas un bambou ne bouge Quelle chaleur ! (Genshi)
Chu de l'arbre A terre un serpent serpente Quelle chaleur ! (Shikyû)
Les yeux des chats Comme des aiguilles Quelle chaleur ! (Suikô)
Des chevaux au marché Le pissat pue Quelle chaleur ! (Masafusa)
Mouches vertes piquant Les yeux des poissons morts Quelle chaleur ! (Chiryû)
Et un onzième qui m'amuse depuis toujours :
Nous pelâmes les melons Les donnâmes aux guenons Trop chauds ! nom de nom ! (Auteur inconnu – d'ailleurs si quelqu'un a une idée à ce sujet, je suis preneur !)
(picorés dans Fourmis sans ombres, Le Livre du haïku, anthologie-promenade par Maurice Coyaud, Phébus, libretto, 1999)
Pour illustrer l'esthétique du haïkaï la leçon donnée par Basho à son élève Kikaku.Celui-ci avait apporté à son maître ce poème: La libellule rouge, Otez-lui les ailes, C'est un grain de piment. Basho n'eut qu'à changer les mots de place pour obtenir: Un grain de piment rouge, Mettez-lui des ailes, C'est la libellule! (René Maublanc "Le Haï-Kaï français",1923).
De Roger Gilbert-Lecomte: Le vent d'automne S'écorche aux branches mortes Oh! ses sanglots! (juillet 1923,Le Pampre)
7 commentaires:
Aie que coucou !
Signé Furax
Toujours aussi dissipée, Moons !
Pour revenir à la question, c'est pas la peine de me sortir du Calaferte, hein...
Un échantillon de saison :
Même le lapin
Laisse pendre une oreille
Quelle chaleur !
(Akutagawa Ryûnosuke)
Rameaux
Effleurant les tuiles vous criez
Quelle chaleur !
(Akutagawa Ryûnosuke)
L'escargot se glisse
Sous une feuille
Quelle chaleur !
(Chinshi)
La palourde a clos
Sa bouche
Quelle chaleur !
(Bashô)
Plus d'oiseaux
Sur le toit de cuivre rouge
Trop chaud !
(Kisu)
Vont-ils bouger ?
Pas un bambou ne bouge
Quelle chaleur !
(Genshi)
Chu de l'arbre
A terre un serpent serpente
Quelle chaleur !
(Shikyû)
Les yeux des chats
Comme des aiguilles
Quelle chaleur !
(Suikô)
Des chevaux au marché
Le pissat pue
Quelle chaleur !
(Masafusa)
Mouches vertes piquant
Les yeux des poissons morts
Quelle chaleur !
(Chiryû)
Et un onzième qui m'amuse depuis toujours :
Nous pelâmes les melons
Les donnâmes aux guenons
Trop chauds ! nom de nom !
(Auteur inconnu – d'ailleurs si quelqu'un a une idée à ce sujet, je suis preneur !)
(picorés dans Fourmis sans ombres, Le Livre du haïku, anthologie-promenade par Maurice Coyaud, Phébus, libretto, 1999)
A deux doigts de l'écran,
Au fil de l'eau,
Merci, Préfet maritime !
Pour illustrer l'esthétique du haïkaï la leçon donnée par Basho à son élève Kikaku.Celui-ci avait apporté à son maître ce poème:
La libellule rouge,
Otez-lui les ailes,
C'est un grain de piment.
Basho n'eut qu'à changer les mots de place pour obtenir:
Un grain de piment rouge,
Mettez-lui des ailes,
C'est la libellule!
(René Maublanc "Le Haï-Kaï français",1923).
De Roger Gilbert-Lecomte:
Le vent d'automne
S'écorche aux branches mortes
Oh! ses sanglots!
(juillet 1923,Le Pampre)
Francis.
Ça fait longtemps que je voulais qu'on parle de cela sur le blog; ça fait plaisir de voir vos réactions !
Ma compagne
m’accompagne
chair amie.
(Aïe-cul XXIe s.)
(Quelle chaleur)
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