Ce mois-ci, donc, notre cher Mystérieux Expéditeur s'est livré à quelques-unes de ses facéties préférées, avec notamment une enveloppe présentant quelques clins d'œil amusants. Sur son rabat, on note ainsi le 2005 dessiné en une sorte de pyrogravure, 2005 qui rappelle fortement le 1955 ornant l'un des précédents envois (l'épisode 4, pour être précis). Un indice ? Oui, peut-être, mais de quoi ? Je n'étais pas né en 55, un peu plus en 05. Et je ne vois guère d'événement survenu en 2005 qui pourrait nous aider (cela dit, j'ai tellement mauvaise mémoire que je n'ai plus vraiment souvenance de ce qui a bien pu se passer cette année-là…). Autre élément amusant, le timbre, reprenant une illustration du Petit Nicolas disant "J'ai fait le bonheur de tout le monde". Je ne sais pas si c'est à titre de conclusion que notre ami le Mystérieux Expéditeur dit cela, mais on lui rétorquera que oui, il a contribué au bonheur de tous ceux qui se sont intéressés au Mystère. Qu'il en soit donc remercié.
Par ailleurs, ce timbre a été oblitéré d'un cachet de la poste d'Ussac Pays de Brive, d'où avait déjà été expédiée l'enveloppe de l'épisode 4. La Corrèze serait-elle donc au centre du Mystère ? Cela en est un, de mystère ! Pour le reste, quelle qu'en soit la raison, on notera que l'adresse ne fait plus mention d'Otto Naumme mais simplement de mon nom (même pas mon prénom !), et que l'écriture est celle, je persiste à penser déguisée, qui a servi à la plupart des écrits intérieurs des précédents envois.

A l'intérieur de l'enveloppe, une preuve que le Mystérieux Expéditeur est doué de ses mains : un amusant carton plié en deux, percé de rubans violet, orange et bleu, les deux premiers formant d'attendrissants petits nœuds, bordé d'une dentelle façon "grand-mère" ! Pour couronner le tout, quelques graines de provenance inconnue (non, ni anthrax ni tabac qui fait rire…) et des "plumes" ressemblant à celles des fleurs de pissenlit.

Dans ce petit carton, une carte postale, visiblement faire "maison", sur une imprimante personnelle (de bonne qualité). Au recto, une photo délicieusement vintage tout autant que bondage, une charmante jeune femme brune en gaine, bas, porte-jarretelles et talons aiguille terminant de fixer sur une comparse habillée de manière similaire (et aux mains liées) un objet destiné à obturer la bouche de la "victime" (les aficionados du bondage et du BDSM connaissent sans doute la dénomination exacte de cet objet, mais mes connaissances en la matière sont des plus réduites, je dois le confesser. Je mérite peut-être une fessée pour cela, non ?). Les spécialistes le confirmeront, mais il me semble bien que la "victime" de la photo n'est autre que la célèbre pin-up Betty Page, qui fit fureur dans les années 50 par ses photos en petite tenue et dans des postures plus ou moins fétichistes. De toutes les manières, une bien agréable illustration que cette carte !

A son verso, notre Mystérieux Expéditeur, toujours aussi facétieux, y a été de son habituel message sybillin : "Avec les vœux pieux des Éditions Les Pieds de Mouches de Gueullette ! An X du siècle 2000". Après avoir transmis au Mystérieux Expéditeur (ainsi qu'à tous les lecteurs de ce blog) nos propres vœux, on notera avec amusement cette amusante tournure de phrase du "siècle 2000", utilisée, je le présume pour éviter une répétition ("An X des années 2000" par exemple).

Quant aux " Éditions" sus-nommées, quel clin d'œil ! Les plus bibliophiles ici présents connaissent sans doute déjà l'énigme des "Pieds de mouches, ou nouvelles Noces de Rabelais (Paris, 1732, 6 vol. in-8)", que serait censé avoir écrit le dénommé Gueullette. Or, un passionnant article de l'excellent blog Le Bibliofil, signé d'un certain Paul Lacroix, lève le voile sur ce mystère : cet ouvrage n'a en fait jamais existé ! Après avoir mené son enquête en questionnant libraires et bibliophiles et en ayant parcouru maints ouvrages dont La France Littéraire de Quérard, Paul Lacroix a trouvé la clé : Jamet l'Aîné, sensé avoir participé avec Gueullette à l'écriture de l'ouvrage mystérieux, a, en fait "eu part avec Gueullette aux pieds de mouches et aux Nouvelles notes sur Rabelais" – en rappelant que les "pieds de mouches" sont, en jargon typographique, des notes de bas de page en caractères minuscules ! En fait, conclut Paul Lacroix, Gueullette et son acolyte auraient travaillé aux notes de bas de page des Essais de Montaigne ainsi qu'à celles des Nouvelles notes sur Rabelais, dans l'édition de 1732, en 6 volumes in-8... Une savoureuse enquête, n'est-ce pas ?
Quant à savoir ce que sa mention signifie dans notre Mystère… En dehors du fait que cela confirme que le Mystérieux Expéditeur est des plus lettrés, je ne vois guère… A moins qu'il s'agisse de signifier que, dans nos recherches, nous confondons contenant et contenu. Si quelqu'un a une idée sur le sujet…
En tous cas, le Mystère est toujours passionnant, du moins pour moi. Et je continue à prendre plaisir à recevoir ces Envois. Puissent-il continuer longtemps – même si j'ai hâte de savoir qui peut bien être ce Facétieux Expéditeur !
Par ailleurs, ce timbre a été oblitéré d'un cachet de la poste d'Ussac Pays de Brive, d'où avait déjà été expédiée l'enveloppe de l'épisode 4. La Corrèze serait-elle donc au centre du Mystère ? Cela en est un, de mystère ! Pour le reste, quelle qu'en soit la raison, on notera que l'adresse ne fait plus mention d'Otto Naumme mais simplement de mon nom (même pas mon prénom !), et que l'écriture est celle, je persiste à penser déguisée, qui a servi à la plupart des écrits intérieurs des précédents envois.
A l'intérieur de l'enveloppe, une preuve que le Mystérieux Expéditeur est doué de ses mains : un amusant carton plié en deux, percé de rubans violet, orange et bleu, les deux premiers formant d'attendrissants petits nœuds, bordé d'une dentelle façon "grand-mère" ! Pour couronner le tout, quelques graines de provenance inconnue (non, ni anthrax ni tabac qui fait rire…) et des "plumes" ressemblant à celles des fleurs de pissenlit.
Dans ce petit carton, une carte postale, visiblement faire "maison", sur une imprimante personnelle (de bonne qualité). Au recto, une photo délicieusement vintage tout autant que bondage, une charmante jeune femme brune en gaine, bas, porte-jarretelles et talons aiguille terminant de fixer sur une comparse habillée de manière similaire (et aux mains liées) un objet destiné à obturer la bouche de la "victime" (les aficionados du bondage et du BDSM connaissent sans doute la dénomination exacte de cet objet, mais mes connaissances en la matière sont des plus réduites, je dois le confesser. Je mérite peut-être une fessée pour cela, non ?). Les spécialistes le confirmeront, mais il me semble bien que la "victime" de la photo n'est autre que la célèbre pin-up Betty Page, qui fit fureur dans les années 50 par ses photos en petite tenue et dans des postures plus ou moins fétichistes. De toutes les manières, une bien agréable illustration que cette carte !
A son verso, notre Mystérieux Expéditeur, toujours aussi facétieux, y a été de son habituel message sybillin : "Avec les vœux pieux des Éditions Les Pieds de Mouches de Gueullette ! An X du siècle 2000". Après avoir transmis au Mystérieux Expéditeur (ainsi qu'à tous les lecteurs de ce blog) nos propres vœux, on notera avec amusement cette amusante tournure de phrase du "siècle 2000", utilisée, je le présume pour éviter une répétition ("An X des années 2000" par exemple).
Quant aux " Éditions" sus-nommées, quel clin d'œil ! Les plus bibliophiles ici présents connaissent sans doute déjà l'énigme des "Pieds de mouches, ou nouvelles Noces de Rabelais (Paris, 1732, 6 vol. in-8)", que serait censé avoir écrit le dénommé Gueullette. Or, un passionnant article de l'excellent blog Le Bibliofil, signé d'un certain Paul Lacroix, lève le voile sur ce mystère : cet ouvrage n'a en fait jamais existé ! Après avoir mené son enquête en questionnant libraires et bibliophiles et en ayant parcouru maints ouvrages dont La France Littéraire de Quérard, Paul Lacroix a trouvé la clé : Jamet l'Aîné, sensé avoir participé avec Gueullette à l'écriture de l'ouvrage mystérieux, a, en fait "eu part avec Gueullette aux pieds de mouches et aux Nouvelles notes sur Rabelais" – en rappelant que les "pieds de mouches" sont, en jargon typographique, des notes de bas de page en caractères minuscules ! En fait, conclut Paul Lacroix, Gueullette et son acolyte auraient travaillé aux notes de bas de page des Essais de Montaigne ainsi qu'à celles des Nouvelles notes sur Rabelais, dans l'édition de 1732, en 6 volumes in-8... Une savoureuse enquête, n'est-ce pas ?
Quant à savoir ce que sa mention signifie dans notre Mystère… En dehors du fait que cela confirme que le Mystérieux Expéditeur est des plus lettrés, je ne vois guère… A moins qu'il s'agisse de signifier que, dans nos recherches, nous confondons contenant et contenu. Si quelqu'un a une idée sur le sujet…
En tous cas, le Mystère est toujours passionnant, du moins pour moi. Et je continue à prendre plaisir à recevoir ces Envois. Puissent-il continuer longtemps – même si j'ai hâte de savoir qui peut bien être ce Facétieux Expéditeur !
Otto Naumme

























